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dimanche 15 octobre 2017

Affaire Weinstein et autres : balance ton porc, OUAIS !







Super !

Depuis trois jours, des personnalités de plus en plus nombreuses n’hésitent plus à qualifier publiquement de « porc » le harceleur et violeur présumé Harvey Weinstein, dont de nouvelles victimes se manifestent tous les jours depuis les premiers témoignages publics, il y a tout juste dix jours.

Je vais donc rappeler avoir pour ma part été condamnée par le Tribunal de Grande Instance de Brest le 11 juin 2013 (condamnation heureusement annulée en appel de manière définitive le 2 décembre 2015) pour avoir notamment traité de « porcs » tous les messieurs que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest envoie régulièrement me harceler ou m’agresser sexuellement depuis maintenant plusieurs décennies, toujours avec la bénédiction d’un certain nombre de magistrats, lesquels encouragent eux-mêmes toutes ces exactions et bien d’autres à mon encontre.

Je n’avais même pas nommé les « porcs » en question !

Seuls étaient connus du public ceux qui ne se gênaient pas pour me harceler sexuellement sur la toile avec leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest depuis le mois de juin 2010, sans même cacher leur identité.

Leurs harcèlements publics à mon encontre avaient provoqué de ma part quelques réponses qui m’auront donc valu, à compter de l’année 2011, poursuites puis condamnation, tandis que dans le même temps mes plaintes pour harcèlements, atteintes à l’intimité de la vie privée et menaces en tous genres étaient toutes classées sans suite ou illégalement rejetées par les mêmes magistrats me témoignant une telle haine que l’un de mes avocats, particulièrement choqué par la teneur et la violence de leurs propos inacceptables à mon égard, me dira toujours par la suite n’avoir jamais vu de comportements aussi odieux en 25 ans de carrière, même avec le pire des criminels, alors que pour ma part j’étais victime !!!

Ces magistrats manifestement CORROMPUS me reprochaient, tout comme leurs protégés mes harceleurs primitifs des années 1990, puis tous les suivants jusqu’aux cybercriminels auxquels j’avais et ai encore affaire sur la toile depuis 2008, d’avoir toujours refusé de me prostituer, alors que j’avais aussi refusé de commettre des crimes et délits contre la Nation au profit de ceux, patrons voyous harceleurs également proxénètes et trafiquants d’armes notoires qui, en guise de punition, avaient dès lors décidé de me prostituer de gré ou de force.

Et voilà qu’aujourd’hui, dans la foulée de l’affaire Weinstein, il n’est plus question de crier haro sur les victimes quand elles ne se suicident pas, mais au contraire de les inciter à balancer !

Je balance donc mes porcs et leurs cochonnes, parmi lesquels ces magistrats et magistrates !

Point n’est besoin de décrire les porcs, tout le monde sait ce qu’ils sont.

Pour ce qui est de leurs cochonnes, l’expérience me permet de préciser qu’elles appartiennent toujours à l’une ou l’autre des deux catégories de femmes suivantes :

1°/ des femmes qui sont elles-mêmes « passées à la casserole » sans protester ou qui n’envisagent pas d’autre mode d’évolution professionnelle que la promotion canapé, qu’elles sollicitent d’emblée, et qui n’admettent pas que d’autres puissent s’en passer ou envisager de faire sans, ce qui les renvoie automatiquement à une image d’elles-mêmes très négative et que bien évidemment elles ne peuvent accepter : ce sont des « putes » et contrairement à celles qui ne couchent pas ou estiment pouvoir s’en dispenser, elles n’ont pas d’autre compétence à faire valoir pour trouver du boulot ou obtenir des promotions ; ces femmes font preuve d’un acharnement particulier à détruire tous ceux et celles qui menacent leur système, celui des porcs ;

2°/ des femmes qui comme la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest ne risquent absolument rien à fréquenter des porcs et trouvent un avantage certain à les utiliser pour détruire leurs cibles.

Voilà pour l’essentiel.

« Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! » dit justement Isabelle Adjani.

Même chose pour de nombreux autres métiers et tous les postes incluant une fonction de représentation : on ne soigne pas sa tenue pour se faire violer quand c’est une obligation professionnelle.

Des spécialistes s’expriment aussi sur la question du harcèlement en entreprise.

Marie Pezé, qui a créé la première consultation « Souffrance & Travail » en 1997, précise que « les salariés sont responsables de la santé de leurs collègues. S’ils constatent qu’une femme ne s’habille plus comme avant, qu’elle commence à perdre du poids ou à en prendre, qu’elle a des crises de larmes, qu’elle va mal, il relève de la posture citoyenne d’aller la voir et de lui dire ‘que puis-je faire pour t’aider?’ afin qu’elle puisse se confier ».

Vivons-nous sur la même planète ?

Pour ma part, j’ai dû me résoudre il y a maintenant une douzaine d’années à ne quasiment plus sortir de chez moi pour éviter toutes les agressions que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest continuait à organiser à mon encontre avec l’approbation ou la complicité de ses amis du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Et quand le harcèlement reprend sur la toile dès mes premiers commentaires anonymes sur un site d’information, en l’occurrence Rue89 en 2008, il peut se poursuivre indéfiniment au vu et au su de tous sans aucun problème pour les harceleurs. Près de dix ans plus tard, ceux-ci ne sont toujours pas inquiétés, ni par la « justice » pourtant régulièrement saisie, ni par aucune enquête journalistique.

Autrefois déjà, tous mes collègues de travail étaient bien au courant de ce qui se passait, les harceleurs en chef les incitaient tous, voire les forçaient à participer à tous leurs harcèlements à mon encontre, tout comme plus tard leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest à compter de mon arrivée dans l’association AC ! Brest dont elle était trésorière, en 2004.

Dans ces conditions, il n’y a rien à confier à qui que ce soit, et quand on va vraiment mal, on disparaît, on ne va quand même pas offrir à tous ces pervers le spectacle d’une crise de larmes, ils n’attendent que ça.

Une fois, en 1994, il m’est arrivé de craquer dans mon bureau.

Un de mes harceleurs, qui n’avait rien à y faire, mais venait très souvent m’y harceler, l’a vu. Et que croyez-vous qu’il ait fait ? Tout en joie, exultant, il a aussitôt appelé tous les mecs de l’entreprise à venir défiler dans mon bureau pour y contempler « la pute » en train de « verser des larmes de crocodile » (sic). Plusieurs d’entre eux ont bien rappliqué, rigolards. Certains ont fait demi-tour rapidement, gênés.

Je précise ici à l’attention de ceux qui pourraient l’ignorer que dans le système porcin, « la pute » ou « la salope » n’est pas celle qui couche mais celle qui dit non.



http://www.ozap.com/actu/-ce-gros-porc-puant-d-harvey-weinstein-antoine-de-caunes-fier-de-sa-fille-emma-de-caunes/539172

« Ce gros porc puant d’Harvey Weinstein » : Antoine de Caunes « fier » de sa fille Emma de Caunes



Antoine de Caunes dans "Popopop"
Antoine de Caunes dans « Popopop » © France Inter
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publié par
Jeudi 12 Octobre 2017
L’animateur a évoqué le témoignage de sa fille au « New Yorker ».


Le papa soutient sa fille. Depuis une semaine, le producteur américain Harvey Weinstein est empêtré dans un scandale sexuel qui voit chaque jour de nouvelles actrices l’accuser de harcèlement sexuel ou de viol. Après un premier article du « New York Times », le « New Yorker » a été le deuxième média à faire des révélations sur cette sordide affaire, dévoilant le témoignage de huit nouvelles femmes qui auraient été victimes du producteur.

Parmi elles, Emma de Caunes, qui a raconté en détails au magazine comment Harvey Weinstein avait tenté de la forcer à avoir des rapports sexuels avec lui dans une chambre d’hôtel, après un déjeuner professionnel. « J’étais tétanisée » raconte ainsi Emma de Caunes au « New Yorker ». « Mais je ne voulais pas lui montrer que j’avais peur parce que je sentais que plus j’étais effrayée, plus il était excité » poursuit-elle, disant s’être sentie comme « un animal sauvage face à un chasseur »

« Ce gros porc puant »


Hier après-midi, Antoine de Caunes est revenu sur les révélations faites par sa fille en introduction de « Popopop », son émission culturelle quotidienne diffusée sur France Inter. « Je suis un père comblé. J’ai trois beaux enfants auxquels je trouve toutes les vertus« , a-t-il commencé, évoquant ses « deux beaux gaillards » puis sa fille qui fait « le merveilleux métier d’actrice« . Il a ensuite parlé des « hommes de pouvoir« , des « prédateurs sexuels qui abusent de leur position » dans ce milieu.

« Mais il arrive que ces femmes se rebiffent et rendent publics de tels agissements. C’est ce que vient de faire ma fille, en même temps qu’Asia Argento, Angelina Jolie, Judith Godrèche, Rosanna Arquette et plein d’autres en dévoilant les turpitudes d’un tout puissant producteur hollywoodien, ce gros porc puant d’Harvey Weinstien pour bien le nommer. Tout le monde le sait, il faut du courage quand on est une femme pour mettre sur la place publique de telles histoires (…) Voilà pourquoi aujourd’hui je suis heureux non seulement d’avoir trois beaux enfants, mais en plus je suis fier d’avoir une fille comme elle« , a-t-il conclu. puremedias.com vous propose de découvrir la séquence dans le tweet ci-dessous. De son côté, Emma de Caunes a simplement repris la chronique en question sur son compte Twitter, la commentant de la sorte : « Et moi fière d’avoir un papa comme lui« .




http://www.purepeople.com/article/harvey-weinstein-le-porc-ses-soirees-cannoises-entre-partouzes-et-cocaine_a254839/1

Harvey Weinstein, « le Porc » : Ses soirées cannoises, entre partouzes et cocaïne

 
Harvey Weinstein - Photocall de la soirée de Grisogono "Love On The Rocks" à l'hôtel Eden Roc au Cap d'Antibes lors du 70e Festival International du Film de Cannes. Le 23 mai 2017.
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Harvey Weinstein – Photocall de la soirée de Grisogono « Love On The Rocks » à l’hôtel Eden Roc au Cap d’Antibes lors du 70e Festival International du Film de Cannes. Le 23 mai 2017.
 
Un secret de polichinelle pourtant bien couvé…

Après le récit d’Emma de Caunes, suivi de près par celui de Judith Godrèche, le cinéma français a fait irruption dans le scandale Weinstein. Depuis quelques jours, les langues se délient à Hollywood où de nombreuses actrices et femmes racontent comment elles ont été harcelées, agressées sexuellement voire violées pour trois d’entre elles, par Harvey Weinstein. Léa Seydoux, probablement l’une des stars françaises les plus populaires à l’international et notamment à Los Angeles, a également évoqué l’agression sexuelle dont elle a été victime.

Harvey Weinstein, en effet, ne se limitait pas à Hollywood. Le producteur américain adore la France, et il n’a jamais lésiné sur les moyens pour distribuer des films tels que La Reine Margot, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Intouchables et bien évidemment The Artist et ses cinq Oscars. Chaque année, il venait à Cannes pour le Festival où sa réputation est apparemment un véritable secret de polichinelle.

Weinstein, le « Caligula de Cannes »


Les hôtels – et notamment le Cap-Eden-Roc où il avait ses habitudes – et les loueurs de yachts le connaissent bien. Comme le rappelle Le Parisien, l’influent tycoon américain « organise des fêtes avec partouzes et cocaïne« . Sur la Croisette, il est surnommé « le Porc« . Apparemment, professionnels du cinéma comme journalistes avaient l’air de savoir, par des bruits de couloir, des rumeurs ou des récits véridiques, comment Harvey Weinstein ambiançait le Festival de Cannes côté coulisses. Dans le Guardian, on parle même du « Caligula de Cannes« , référence au controversé empereur romain dont l’appétit pour les orgies fait la joie des historiens.

Cannes, c’est là que Judith Godrèche, 24 ans alors, est agressée. « Il s’est pressé contre moi et m’a enlevé mon pull », raconte-t-elle. Après avoir refusé de le masser, elle s’enfuit et se confie à Miramax, la société de Weinstein, qui la réduit au silence, « parce que c’est comme ça« . Un récit qui n’a pas étonné Dominique Besnehard, ex-agent de stars qui n’a jamais été réellement confronté à Weinstein. Il dit toutefois avoir entendu « des actrices raconter qu’elles avaient été convoquées dans sa chambre et qu’elles étaient parties en courant« , dénonçant chez lui ce « rapport de pouvoir digne d’un Pygmalion pervers« .

« Un comportement impardonnable »


De son côté, le Festival de Cannes a publié un communiqué de presse. « C’est avec consternation que nous avons découvert les accusations de harcèlement et de violence sexuelle récemment portées contre Harvey Weinstein, professionnel du cinéma dont l’activité et la réussite sont connues de tous, qui lui valent de séjourner à Cannes depuis de nombreuses années et d’avoir de nombreux films sélectionnés au Festival international du film dont il est une figure familière« , écrivent conjointement Pierre Lescure et Thierry Frémaux. « Ces faits relèvent d’un comportement impardonnable qui ne peut susciter qu’une condamnation nette et sans appel. Notre pensée va aux victimes, à celles qui ont eu le courage de témoigner et à toutes les autres. Puisse cette affaire contribuer à dénoncer une nouvelle fois des pratiques graves et inacceptables« , concluent le président et son délégué général.

Le 12 Octobre 2017 – 15h15



http://www.purepeople.com/article/eva-green-victime-du-gros-porc-harvey-weinstein-sa-mere-balance_a255121/1

Eva Green « victime du gros porc » Harvey Weinstein : Sa mère balance !


Marlène Jobert révèle que sa fille Eva Green a été harcelée par Harvey Weinstein.
 
Marlène Jobert a brisé le silence…


Et une nouvelle victime de plus dans le scandale des harcèlements et agressions sexuelles d’Harvey Weinstein. Ce vendredi 13 octobre sur Europe 1, Marlène Jobert a révélé que sa fille Eva Green (que l’on verra bientôt à l’affiche du prochain film de Roman Polanski, D’après une histoire vraie) avait été harcelée il y a sept ans de cela par le producteur hollywoodien.

« Ma fille Eva a été victime de cet horrible bonhomme, confie l’actrice, romancière et conteuse pour enfants. Il est tenace, il insiste pendant plusieurs mois, dès qu’il passait à Paris il l’appelait« , raconte l’actrice française de 76 ans.

Eva Green, bien connue à Hollywood pour ses rôles dans Casino Royale, Dark Shadows ou plus récemment Miss Peregrine, « ne répondait pas« . « Elle était un peu intimidée, ce type avait tellement de pouvoir ! De pouvoir sur tout le cinéma ! Il a dû lui mettre tellement de bâtons dans les roues, car il était vexé« , poursuit sa mère. Selon cette dernière, Eva « a mis du temps à s’en remettre« , et « préfère oublier et ne pas en parler aujourd’hui ».

Donnant un peu plus de détails sur le comportement qu’a eu le magnat hollywoodien avec Eva Green, il utilisait selon Marlène Jobert « le même mode opératoire« , à savoir « le prétexte d’un rendez-vous professionnel, d’un scénario à lui remettre, avec un beau rôle à la clé« . « Et comme son bureau était aussi dans sa suite d’hôtel, il les faisait monter et puis bon… Il leur promettait comme à toutes de favoriser leur carrière en échange de faveurs sexuelles« , assure la mère de famille.

Selon elle, sa fille « est arrivée à lui échapper mais il l’a menacée de la détruire professionnellement« . Sans fard, elle rajoute que « si le ‘gros porc’ avait été évincé par sa victime, pour se venger il interdisait (aux réalisateurs) de la choisir« . « Donc réagir brutalement pour une jeune actrice, c’était aussi se mettre en danger, être rayée des listes » explique Marlène Jobert.

Parlant aujourd’hui au nom de sa fille, l’actrice de Masculin féminin aurait aimé agir à l’époque. « J’en avais été tellement horrifiée, scandalisée, que je voulais faire quelque chose mais ma fille m’a dit ‘surtout pas ! Tu ne peux pas savoir le mal dont il est capable’« , raconte-t-elle, avant de conclure en affirmant que « ce n’est pas possible que ce type soit impuni« . « Il faut que cet odieux personnage soit poursuivi« , a-t-elle martelé.

Le 13 Octobre 2017 – 20h36



http://www.lepoint.fr/invites-du-point/philippe-labro/philippe-labro-affaire-weinstein-un-porc-peut-en-cacher-un-autre-13-10-2017-2164332_1444.php

Philippe Labro - Affaire Weinstein : « Un porc peut en cacher un autre ! »


VIDÉO. Le journaliste et écrivain revient sans détour sur l’affaire Weinstein. Il dénonce le silence et craint de nouveaux scandales.


Par
Modifié le 13/10/2017 à 18:34 – Publié le 13/10/2017 à 16:40 | Le Point.fr

À Hollywood, c’est l’heure du grand déballage ! Depuis la publication d’un article du New York Times le 5 octobre, Harvey Weinstein, surpuissant producteur de cinéma américain, est dans la tourmente. Accusé de toutes parts aussi bien par des actrices, des mannequins que par des collaboratrices, le roi d’Hollywood est déchu. Jeudi, une enquête de la police de New York a été ouverte pour une agression sexuelle présumée remontant à 2004.

Pour le journaliste et écrivain Philippe Labro, Harvey Weinstein n’est rien d’autre qu’un « porc » dont le visage abîmé reflète « l’arrogance, la certitude ou encore la vanité ». L’animateur de Langue de bois s’abstenir dénonce le silence assourdissant qui a couvert les agissements de ce « prédateur prétentieux pétrifiant » durant de si longues années. Et de prévenir : « Un porc peut en cacher un autre. »


http://www.bvoltaire.fr/on-surnommait-porc/

On le surnommait « le porc »…


 Aujourd’hui
Qu’on n’occulte pas l’immense responsabilité d’un monde au sein duquel il avait toute latitude pour parader.

Magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole 

Le lynchage a battu son plein et la justice a pris la relève dans divers pays.

Harvey Weinstein est un grand producteur, mais à l’évidence un triste personnage et une personnalité qui s’est servie de son pouvoir pour abuser des victimes, actrices débutantes ou confirmées, jeunes femmes évidemment en situation de dépendance.

Harcèlements, agressions, quatre viols présumés. Tout, dorénavant, y passe, tout est libéré. Il est à terre, il n’est presque plus rien. Son épouse l’a quitté. Depuis la dénonciation du New York Times, chaque jour son lot de révélations, d’indignations, de dégoûts.

Des plus illustres aux plus discrètes, elles se manifestent, révèlent, se révoltent, accablent, mettent en garde. Angelina Jolie, Judith Godrèche et Emma de Caunes, par exemple. Et tant d’autres blessées, souillées, offensées, aujourd’hui honteuses et justicières.

Ce n’est pas parce que Harvey Weinstein est ainsi justement vilipendé que je vais avoir l’impudence de le défendre pour ce qu’il aurait, paraît-il, accompli à l’insu de tous, en tout cas du monde artistico-politique dans lequel il était immergé et qui le connaissait en détail. Aux États-Unis comme à Paris, à Cannes ou en Angleterre.

Il avait ses pratiques, on les connaissait. Comme toujours, on savait mais on feignait de ne rien savoir. On le surnommait « le porc », mais il aurait été indécent de prendre son courage à deux mains pour le dénoncer. Pour rompre cette omerta des univers qui préfèrent murmurer entre eux contre l’immonde, partager l’ignoble dans leur cercle plutôt que de se lever, de s’élever et d’exprimer publiquement la vérité, aussi sale qu’elle soit.

Me gêne alors la stupéfaction surjouée, l’étonnement subit. Le couple Obama s’affirme dégoûté et Hillary Clinton choquée. C’est sans doute vrai, de même que la furie collective qui, maintenant, s’en prend à cette virilité dévoyée, à ce potentat du sexe sous diverses facettes. On ne m’empêchera pas de douter que personne n’ait su ce qui se déroulait dans les coulisses, que de rumeurs en certitudes négligées, personne n’ait eu l’oreille attirée, que personne, avant l’article du New York Times, n’ait eu l’occasion de mettre au jour ce que l’obscurité et l’intimité avaient prétendument dissimulé.

Ce n’est pas pour rien que Jane Fonda a avoué être honteuse parce qu’elle n’avait rien dit.
Il y a des histoires françaises qui me reviennent en mémoire et qui ne sont pas éloignées de ce déversement sincère mais si tardif sur Harvey Weinstein.

J’éprouve la plus vive compassion pour les victimes nombreuses de ce producteur, de ce prédateur, quoi qu’elles aient subi, et je n’aurais pas l’impudence de leur reprocher de s’être tues parce qu’elles avaient peur, mais les puissants qui n’ignoraient rien, le procureur Cyrus Vance, Jr. – le même qui s’est illustré plus tard avec l’affaire de DSK – qui n’a donné aucune suite pénale à une plainte portée par une intrépide contre Weinstein, comment leur pardonner d’avoir failli ? Il y en a plus qu’assez de ces complicités diffuses, implicites, évidentes qui se flattent d’une solidarité de classe, de fortune et de pouvoir quand la morale la plus élémentaire aurait eu besoin d’être respectée. Et la vérité proférée et dénoncée.

Je ressens aujourd’hui ce paroxysme multiplié et cette surabondance défoulée contre lui à la fois comme éminemment légitimes mais aussi telle une manière, pour beaucoup, de faire oublier leur indifférence, leur silence, leur abstention. Ou, plus tristement, leur tolérance amusée. Dans la périphérie éclatante, toute de lumières et de connivences, les ombres et les turpitudes d’Harvey Weinstein étaient connues, mais gardées au secret pour et par les initiés. On a les privilèges misérables qu’on peut.

La condamnation soit, les condamnations heureusement.

Mais qu’on n’occulte pas l’immense responsabilité d’un monde au sein duquel il avait toute latitude pour parader, puisque le « porc dans son auge » était préservé de toute révélation.

Extrait de : Justice au Singulier


http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/15/laffaire-weinstein-fait-emerger-le-balancetonporc-qui-denonce-le-harcelement-sexuel-dans-le-monde-professionnel_a_23243706/

L’affaire Weinstein fait émerger le « #balancetonporc » qui dénonce le harcèlement sexuel au travail


Les femmes françaises ont décidé de briser le silence.


15/10/2017 10:14 CEST | Actualisé il y a 27 minutes
 dans Calomnie
Mike Blake / Reuters
L’affaire Weinstein fait émerger le « #balancetonporc » qui dénonce le harcèlement sexuel dans le monde professionnel

HARCELEMENT SEXUEL – « J’aurais dû être plus courageuse et je pense qu’à partir de maintenant je le serai quand j’entendrai de telles histoires ». Cette phrase, prononcée par Jane Fonda dans une interview accordée à la BBC ce jeudi 12 octobre, témoigne du tabou qui existe dans les affaires de harcèlement sexuel. Car l’actrice était au courant des accusations d’agression sexuelle et de viol portées contre Harvey Weinstein depuis un an. Mais cette omerta ne s’applique pas seulement au cas du producteur américain ni à Hollywood.

Ce silence existe aussi dans n’importe quel milieu professionnel. Pour Marie Pezé, docteur en psychologie, psychanalyste et expert auprès de la Cour d’appel de Versailles, celui-ci s’explique par le fait que « trop souvent, le harcèlement sexuel au travail est vécu comme une affaire privée ou personnelle. C’est aux femmes de se débrouiller seules pour se sortir de ces situations, alors qu’il existe un cadre légal très solide », explique-t-elle au HuffPost. 

Ce vendredi 13 octobre, la journaliste Sandra Muller a créé le hashtag « #balancetonporc » sur Twitter. « Toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends », écrit-elle. Un appel auquel les femmes n’ont pas manqué de répondre. Elles ont ainsi témoigné des situations de harcèlement et d’agressions sexuelles quotidiennes qu’elles ont subi dans le cadre de leur profession.

L’employeur et les salariés responsables de la santé physique et mentale des collaborateurs

En France, les articles L4121 et L4122 du code du travail fixent un cadre juridique: le chef de l’entreprise doit protéger la santé physique et mentale de ses salariés en terme de résultat. Il est légalement obligé de mettre en place une organisation du travail saine.

Il en est de même pour le salarié d’une entreprise, qui doit prendre soin de « sa santé et de sa sécurité », mais également de celle de ses collègues, sinon, il s’agit d’une « omission ».

- Article L4121: « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent: des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes ».
- Article L4122: « Conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur, dans les conditions prévues au règlement intérieur pour les entreprises tenues d’en élaborer un, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail ».

Marie Pezé, qui a créé la première consultation « Souffrance & Travail » en 1997, détaille: « Cela signifie que les salariés sont responsables de la santé de leurs collègues. S’ils constatent qu’une femme ne s’habille plus comme avant, qu’elle commence à perdre du poids ou à en prendre, qu’elle a des crises de larmes, qu’elle va mal, il relève de la posture citoyenne d’aller la voir et de lui dire ‘que puis-je faire pour t’aider?’ afin qu’elle puisse se confier ».

Contactée par Le HuffPost, Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), ajoute: « Si ces informations remontent jusqu’à l’employeur, il est supposé réagir et doit s’en saisir. Quand un salarié est par exemple qualifié de ‘dragueur’ ou de ‘cavaleur’, cela cache bien souvent un discours qui relève d’une infraction pénale ou d’un comportement incompatible avec la démarche de l’entreprise ou le contrat de travail ».

« Le médecin du travail peut agir »

Mais quand on est témoin de harcèlement sur son lieu de travail, comment agir concrètement? Marilyn Baldeck explique: « Ce sont des salariées qui se confient à d’autres sur le harcèlement sexuel dont elles sont victimes. La rumeur a donc le statut d’information. La question est de savoir ce que les personnes qui ont reçu cette information sont supposées en faire. Si on parle de ‘rumeur’, personne ne va jamais rien faire, car ce ne sera pas pris au sérieux ».

Marie Pezé conseille tout d’abord d’aller parler aux acteurs de l’entreprise, à savoir, dans un premier temps, le médecin du travail, même si ces rumeurs paraissent infondées. « Le médecin du travail a le droit d’aller faire des visites de service et des visites de postes. Comme il a vu des salariés en consultation, il sait des choses. De plus, il est inscrit au Conseil de l’ordre et donc soumis au secret médical. Le médecin du travail peut vraiment agir et mener une enquête ».

Mais il est aussi possible d’aller se confier à un délégué syndical ou un délégué du personnel, et même à l’inspecteur du travail, soumis au secret professionnel. « Comme il est membre de droit du Comité d’Hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), il peut mettre le sujet sur la table sans citer personne. (…) Si le collègue ne parle pas, il devient un témoin passif et collabore à ce que la situation perdure. C’est une forme de complicité passive, voire même active », poursuit la spécialiste de la souffrance au travail.

Cependant, Marilyn Baldeck précise que « la victime doit avoir l’assurance que la personne qui est au courant ne fera rien sans son accord. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les victimes ne veulent pas saisir les organisations syndicales: elles redoutent qu’il y ait tout de suite une démarche vis à vis de l’employeur. Elles sont dans des temporalités qui sont différentes des professionnels qui interviennent à leurs côtés. Agir tout de suite sans leur consentement est une erreur fatale, parce qu’on les perd. Si on va plus vite que leur propre rythme, on risque de les décourager à jamais d’entreprendre quoique ce soit ».

La jurisprudence progresse

En outre, la jurisprudence avance également en ce sens. La Cour d’appel d’Orléans a ainsi condamné un journal à 78.500 euros de dommages et intérêts le 7 février 2017 et a recouru, pour la première fois, à la notion de « harcèlement sexuel d’ambiance » ou « environnemental ».

Le site juridique Le Village de la Justice explique que le harcèlement sexuel d’ambiance est « caractérisé par une situation où ‘sans être directement visée, la victime subit des provocations et blagues obscènes ou vulgaires qui lui deviennent insupportables’ ». En d’autres termes, le harcèlement sexuel devient général et non plus individuel. Grâce à cet arrêt de la Cour d’appel d’Orléans, un collègue peut donc dénoncer ces comportements sexistes même s’il n’en est pas directement la cible.

Mais Marie Pezé est formelle, « s’il n’y avait pas cette ambiance complice et générale, cela ne se produirait pas ». Dans le cas du producteur Harvey Weinstein, elle tente d’expliquer toute la complexité de l’affaire: « Tout le monde savait probablement depuis toujours que c’était un prédateur. Mais tout le monde s’est tu parce qu’il est un bon producteur, qui a produit des films remarquables. Ce sont souvent des personnes qui exercent leur pouvoir pas seulement pour harceler sexuellement, mais aussi pour faire de bonnes choses dans le monde professionnel ».

Lire aussi :
Les 31 femmes qui accusent Weinstein d’agression sexuelle
Léa Seydoux raconte: Harvey Weinstein « a sauté sur moi »
À cause de la prescription, ni Judith Godrèche ni Emma de Caunes ne pourraient attaquer Weinstein


http://www.europe1.fr/societe/adjani-quand-une-actrice-se-fait-seduisante-pour-decrocher-un-role-ce-nest-pas-pour-se-faire-violer-3464414

Adjani : « Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! »


06h00, le 15 octobre 2017, modifié à 12h44, le 15 octobre 2017
 
Adjani : "Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n'est pas pour se faire violer !"
Isabelle Adjani a été récompensée cinq fois du César de la meilleure actrice, notamment pour « La Journée de la jupe ».@ XAVIER LEOTY / AFP

Dans une tribune publiée par le « Journal du dimanche », l’actrice française Isabelle Adjani revient sur le scandale Harvey Weinstein


« Dans les maisons de production ou chez les décideurs, j’ai souvent entendu : ‘Toutes des salopes, toutes des putes de toute façon, ces actrices !’ » Isabelle Adjani connaît bien la musique qui accompagne le scandale Harvey Weinstein, le super-producteur d’Hollywood déchu face aux accusations en cascades de viols, agressions et harcèlement sexuels. L’actrice française connaît la musique, et elle en déroule les mécanismes dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.

« Quand le silence se brise, quand la parole se libère et qu’elle est enfin relayée parce qu’il n’est plus possible de remettre en cause le témoignage de dizaines d’actrices devenues célèbres, le scandale éclate et révèle de manière spectaculaire le système de prédation dans toute sa monstruosité », écrit la comédienne, nommée deux fois pour l’Oscar de la meilleure actrice. « Ce qui était acceptable pour l’opinion sans être dit, devient inadmissible, insupportable, surtout dans un pays très puritain, en apparence, comme les États-Unis… »

En France, c’est autrement sournois
 
« Arsenal de défense des prédateurs ». « En France, c’est autrement sournois », estime Isabelle Adjani, en vertu des « trois G : galanterie, grivoiserie, goujaterie. Glisser de l’une à l’autre jusqu’à la violence en prétextant le jeu de la séduction est une des armes de l’arsenal de défense des prédateurs et des harceleurs. »

Par ailleurs récompensée cinq fois par le César de la meilleure actrice, notamment pour La Journée de la jupe, elle estime enfin qu’il est « grand temps de rappeler que dans libertinage il y a liberté et que quand une femme dit non, elle dit non, que son corps lui appartient et qu’elle seule est libre d’en disposer. Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! ».



mercredi 11 octobre 2017

Du courage et de la lâcheté


Le Larousse en ligne indique :



courage

nom masculin
(de cœur)

  • Fermeté, force de caractère qui permet d’affronter le danger, la souffrance, les revers, les circonstances difficiles : Avoir du courage.
  • Ardeur mise à entreprendre une tâche : Travailler avec courage.
  • Force, énergie et envie de faire une action quelconque : Ne pas avoir le courage de se lever.


lâcheté

nom féminin
  • Manque de courage, d’énergie morale, de fermeté : Se taire par lâcheté devant une injustice.
  • Manque de courage devant le danger : Fuir par lâcheté devant l’ennemi.
  • Disposition d’esprit qui pousse à nuire à quelqu’un qui ne peut se défendre ; action indigne : C’est une lâcheté que de trahir un ami.



Rien ne vous choque, là ?

Remettons les choses en ordre :



courage

nom féminin
(de cœur)

  • Fermeté, force de caractère qui permet d’affronter le danger, la souffrance, les revers, les circonstances difficiles : Avoir du courage.
  • Ardeur mise à entreprendre une tâche : Travailler avec courage.
  • Force, énergie et envie de faire une action quelconque : Ne pas avoir le courage de se lever.


lâcheté

nom masculin
  • Manque de courage, d’énergie morale, de fermeté : Se taire par lâcheté devant une injustice.
  • Manque de courage devant le danger : Fuir par lâcheté devant l’ennemi.
  • Disposition d’esprit qui pousse à nuire à quelqu’un qui ne peut se défendre ; action indigne : C’est une lâcheté que de trahir un ami.



N’est-ce pas bien mieux comme ça ?


Affaire Harvey Weinstein : tout Hollywood savait...



 

Observez le comportement de ces messieurs…

Tous les mêmes…



https://www.franceinter.fr/monde/l-affaire-weinstein-dechire-hollywood

Les stars d’Hollywood se déchirent sur l’affaire Weinstein


Publié le mercredi 11 octobre 2017 à 18h14

par Valérie Cantié@valeriecantie
 
Le comportement d’Harvey Weinstein n’était un secret pour personne dans le milieu du cinéma depuis 30 ans. Aujourd’hui, Hollywood se déchire et tout le monde accuse tout le monde. 
 
Asia Argento, Judith Godrèche, Angelina Jolie et Gwyneth Paltrow parmi les victimes présumées d'Harvey Weinstein
Asia Argento, Judith Godrèche, Angelina Jolie et Gwyneth Paltrow parmi les victimes présumées d’Harvey Weinstein © AFP / AFP

L’auteur de l’enquête du New Yorker n’est autre que Ronan Farrow, l’un des fils de Mia Farrow et Woody Allen. Il témoigne de la difficulté d’obtenir des témoignages de ces actrices, souvent célèbres :
Une énorme machine a été mise en place pour faire taire ces femmes : des accords financiers, une équipe de relations publiques destinée à discréditer les actrices qui ont parlé… Toutes les femmes qui ont parlé ont été très courageuses car elles avaient très très peur de parler.

« Il est temps que ça sorte. J’avais entendu des rumeurs pendant des années mais c’est horrible. Au revoir harceleur ! »

« On m’a prévenue dès le début. Ces histoires étaient partout. Le nier c’est permettre que ça recommence. »

Ben Affleck cible de nombreuses attaques


Mardi, l’acteur Ben Affleck a publié un communiqué sur Twitter. Il se dit attristé et semble découvrir les allégations des victimes :

Ce communiqué en a fait réagir plus d’un, à commencer par l’une des victimes présumées, l’actrice Rose Mac Gowan qui affirme que Ben Affleck savait, elle lui en aurait elle même parlé :

« Ben Affleck, va te faire foutre »

Selon Rose McGowan, elle a informé Ben Affleck le lendemain de son agression par Weinstein. Et il lui aurait répondu : « MERDE! JE LUI AI DIT D’ARRÊTER DE FAIRE ÇA »

► ÉCOUTER | La réaction du producteur français Dominique Besnehard (joint par Eva Bettan)
J’en ai entendu parler sous le manteau, les gens n’osaient pas trop le dire. Le coté « je vous invite dans ma chambre ». Mais jamais une actrice n’est rentrée dans les détails.

De nombreux acteurs ont réagi de manière outrée en mettant en avant tout leur dégoût en lisant les témoignages de victimes présumées. Mais on peut noter que tous ont réagi après dimanche. Comme s’ils avaient attendu qu’Harvey Weinstein soit démis de ses fonctions au sein de son entreprise The Weinstein Company avant de prendre position…

Matt Damon et Russell Crowe mis en cause


Une ancienne journaliste du New York Times accuse les acteurs Matt Damon et Russell Crowe d’avoir exercé des pressions sur la direction de son journal en 2004, pour que son enquête sur les agressions sexuelles commises par Weinstein ne soit pas publiée. Matt Damon a accordé une interview au site d’information Deadline.com où il nie avoir tenté d’intervenir pour défendre le système Weinstein .

Un procureur accusé d’avoir étouffé une plainte


Le procureur de New York Cyrus Vance Jr aurait pu poursuivre Harvey Weinstein en 2015 à la suite d’une plainte d’une victime qui avait enregistré sa rencontre avec Harwey Weinstein. Cyrus Vance Jr est le procureur qui a instruit l’affaire DSK à New York.

Dans un enregistrement réalisé à la demande de la police en 2015 à la suite d’une plainte, Weinstein reconnait lui -même être habitué à toucher des femmes. Cet enregistrement a été publié pour la première fois dans l’enquête du New Yorker . Il a été réalisé par le mannequin Ambra Battilana Gutierrez.

ÉCOUTER |L’enregistrement de Harvey Weinstein à son insu lors de sa rencontre avec un mannequin en 2015

Le bureau du procureur a publié mardi un communiqué expliquant qu’il avait manqué de preuves pour poursuivre Weinstein à ce moment-là et que l’enregistrement avait été fait sans que le bureau du procureur ne soit informé et sans que le procureur ne puisse conseiller sur les questions qu’il aurait fallu poser.

Harceleurs, violeurs... et tueurs...


Le pervers narcissique se contrefout de la vie d’autrui qui pour lui n’a strictement aucune valeur.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/sarthe/assassinat-etudiante-sarthoise-liege-voisin-interpelle-passe-aux-aveux-1345513.html

Assassinat de l’étudiante sarthoise à Liège. Un voisin interpellé passe aux aveux


Vue du quartier de Droixhe, à Liège. / © Stephane Mignon
Vue du quartier de Droixhe, à Liège. / © Stephane Mignon


Il s’agit d’un homme de 54 ans qui vivait dans le même immeuble que l’étudiante et qui était connu de la justice pour des faits de viol, a indiqué mercredi après-midi Catherine Collignon, premier substitut au parquet de Liège, en Belgique.

Par Evelyne Jousset Publié le 11/10/2017 à 17:32 Mis à jour le 11/10/2017 à 17:54

Les enquêteurs ont retrouvé une chaussette tachée de sang dans un sac poubelle qui appartenait au suspect. De même, des taches de sang ont été découvertes dans son logement. Âgé de 54 ans, il n’est pas inconnu de la justice.

La victime n’a pas été abusée sexuellement

La victime est une jeune Française de 24 ans, originaire du Mans, qui était en 4e année à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Liège. Alerté par une amie qui s’inquiétait de son absence en cours, lundi matin, son ami s’est rendu chez elle dans le quartier du Longdoz et a découvert le corps sans vie. L’autopsie a conclu à un étranglement et un coup de couteau dans le thorax. Mais la victime n’a pas été abusée sexuellement.

Rapidement un voisin était  interpellé. Déjà condamné pour des viols, il était sous surveillance électronique depuis deux ans, précise le Parquet. « Face à l’interrogatoire et aux incohérences pointées par les enquêteurs, il a reconnu son geste« , indique la porte-parole du Parquet de Liège.  Il a été placé mercredi sous mandat d’arrêt pour meurtre.


Harceleurs, violeurs : tous les mêmes...


Assisté d’une armée d’avocats et de son équipe de relations publiques, celui-là a pu faire en sorte que rien ne soit rendu public durant des décennies, mais aujourd’hui, c’est fini, et il doit faire face à une pluie de témoignages publics sur ses comportements à l’égard des femmes.

Au passage, l’on apprend que ces derniers mois il aurait eu le culot de demander à l’une de ses victimes de produire un témoignage en sa faveur… un peu comme l’un de mes harceleurs qui ne se gêne pas lui non plus pour présenter mensongèrement aux autorités judiciaires d’autres de ses victimes comme mes propres victimes que soi-disant j’aurais manipulées pour le calomnier et le harceler lui, ainsi que ses complices…


http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/evenements/viol-et-harcelement-pluie-de-temoignages-contre-le-producteur-harvey-weinstein-263703

Viol et harcèlement sexuel : une pluie de témoignages contre le producteur Harvey Weinstein


Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 11/10/2017 à 09H45, publié le 11/10/2017 à 09H40


Après les révélations du New York Times qui ont déclenché le scandale jeudi, de nouveaux témoignages accablants pour Harvey Weinstein ont été publiés dans le New Yorker. De nouvelles actrices accusent le producteur de films américain de harcèlement sexuel, de viol, de manipulation et de pressions.

L’actrice italienne Asia Argento et deux autres femmes ont assuré, dans un article du magazine « The New Yorker » paru mardi, avoir été violées par le magnat hollywoodien, dont les agissements supposés ont été dénoncés par Barack Obama et Hillary Clinton.

Selon Asia Argento, la fille du réalisateur italien Dario Argento, le producteur aurait eu une relation sexuelle orale non consentie avec elle en 1997 dans une chambre d’hôtel de la Côte d’Azur.

« Cela ne s’arrêtait pas. C’était un cauchemar », a-t-elle déclaré au « New Yorker ». Elle dit avoir été invitée par l’un des membres de l’équipe d’Harvey Weinstein, avant de se retrouver seule avec lui. Dans l’article publié mardi sur le site du « New Yorker », elle explique que l’incident a été « un traumatisme horrible ». « J’ai été abimée », dit-elle.

Rosanna Arquette et Emma de Caunes harcelées


Asia Argento raconte que Harvey Weinstein a insisté pour la voir, ce qu’elle accepté. Il a aussi eu d’autres relations sexuelles avec elle durant les cinq années suivantes. Elle les qualifie de consenties mais dit s’être sentie « obligée » de céder à ses avances.

Dans le même article, Lucia Evans, une actrice, accuse le producteur de l’avoir forcée à lui faire une fellation en 2004 et une autre jeune femme, qui a souhaité garder l’anonymat, l’accuse d’une relation sexuelle forcée.

L’article du « New Yorker » mentionne également d’autres actrices, notamment Rosanna Arquette et la Française Emma de Caunes. Les deux femmes évoquent des rencontres lors desquelles le producteur a tenté d’avoir une relation sexuelle avec elles, sans succès.

Dans un article du New York Times également publié mardi, Gwyneth Paltrow et Angelina Jolie décrivent des moments similaires, lors desquels elles ont refusé les avances très appuyées de celui qui est désormais le paria d’Hollywood après en avoir longtemps été l’un des rois.

Judith Godrèche citée par le New York Times


Après l’incident impliquant Gwyneth Paltrow, Brad Pitt, qui était en couple avec l’actrice à l’époque, aurait demandé à Harvey Weinstein de ne plus jamais avoir de comportement équivoque avec elle, ce que l’acteur a confirmé au Times.

Le quotidien new-yorkais mentionne aussi l’actrice française Judith Godrèche.

Selon le « New Yorker », Harvey Weinstein lui-même, assisté des avocats et de son équipe de relations publiques a fait en sorte, depuis des décennies, que rien ne soit rendu public quant aux cas de harcèlement, d’agression ou de viols présumés. Il aurait même demandé à Asia Argento, ces derniers mois, de produire un témoignage en sa faveur.

Le « New Yorker » a également publié mardi l’extrait d’un enregistrement réalisé par la police de New York effectué alors que Harvey Weinstein tentait d’attirer une mannequin italienne, Ambra Battilana Gutierrez dans sa chambre. On y entend le discours insistant du producteur, entre menace et douceur, qui lui demande de « ne pas ruiner (leur) amitié pour cinq minutes » dans sa chambre.

C’est une enquête du New York Times qui avait mis le feu aux poudres la semaine dernière, révélant une série d’accusations de harcèlement : Harvey Weinstein était accusé par huit femmes, dont les actrices vedettes Ashley Judd et Rose McGowan.

Les Obama et Hillary Clinton « dégoûtés » et « écoeurée »


Michelle et Barack Obama se sont dits « dégoûtés » par les accusations visant Harvey Weinstein, tandis que l’ancienne candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton, se déclarait « choquée et écoeurée par les révélations sur Harvey Weinstein », qui a financé ses campagnes électorales et celles de nombreux démocrates depuis des années.

« Toutes les accusations de relations sexuelles non consenties sont réfutées par M. Weinstein », a commenté Sallie Hofmeister, sa porte-parole, dans une déclaration transmise à plusieurs médias américains. Mais depuis les révélations du New York Times, Harvey Weinstein s’est mis en congé de sa maison de production, The Weinstein Company, dont le conseil d’administration l’a ensuite licencié, dimanche.

Georgina Chapman, la femme de Harvey Weinstein, a annoncé mardi soir dans un communiqué adressé au magazine People sa séparation avec le producteur.



mardi 10 octobre 2017

Rentrée judiciaire à Brest : quelles tendances ?


Il est difficile de le savoir pour l’instant, tout le monde guette la décision qui va donner le ton pour les mois, voire les années qui viennent, à savoir celle du tout nouveau Procureur de la République de Brest, après la clôture de l’enquête préliminaire concernant Richard Ferrand : il peut décider d’ouvrir une information judiciaire ou classer l’affaire sans suite.

On ose à peine imaginer la première solution, vu qu’il aura été accueilli à Brest comme son prédécesseur et régulièrement tous les nouveaux par la criminelle et faussaire Isabelle Johanny toujours flanquée d’un bon nombre de magistrats aussi peu soucieux qu’elle de respecter les lois de la République, même si cette année le renouvellement semble important : tout le monde sachant ce qu’ils valent, à commencer par les personnes qui pourraient être visées par l’ouverture d’une information judiciaire, il est bien évident que ces magistrats ne pourraient instruire sérieusement, même si tout à coup ils se piquaient de le faire; quant aux jeunes qui viennent d’arriver alors que leurs aînés fuyaient ce tribunal fort malfamé, il n’est pas dit qu’ils aient accepté leurs postes au TGI de Brest contre la promesse que leur totale indépendance y soit garantie…

Va-t-il donc classer sans suite ? Il ruinerait sa réputation à tout jamais…

Espérons donc qu’il ait l’intelligence ou la sagesse de se dessaisir de ce dossier au profit du Parquet financier de Paris.


https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/mutuelles-de-bretagne-richard-ferrand-fixe-en-fin-de-semaine-5303051

Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand fixé en fin de semaine


Modifié le 10/10/2017 à 18:31 | Publié le 10/10/2017 à 18:31
 
  • Richard Ferrand sera fixé en fin de semaine sur son sort dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne.
    Richard Ferrand sera fixé en fin de semaine sur son sort dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. | Crédit photo : Ouest-France


Richard Ferrand sera fixé en fin de semaine sur son sort dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne.

Richard Ferrand, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, sera fixé sur son sort en fin de semaine, « très probablement vendredi par un communiqué de presse », selon le parquet de Brest.

En juin dernier, le parquet ouvrait une enquête visant à faire la lumière sur un montage immobilier effectué en 2011, à l’époque où ce proche d’Emmanuel Macron dirigeait les Mutuelles de Bretagne.

Le Canard enchaîné avait révélé fin mai que cet organisme louait des locaux appartenant à la compagne de Richard Ferrand, faisant naître un soupçon de favoritisme.


http://www.liberation.fr/direct/element/lenquete-sur-richard-ferrand-cloturee_71852/

  • L’enquête sur Richard Ferrand clôturée


    Justice.L’enquête préliminaire ouverte au mois de juin dans l’affaire immobilière impliquant l’éphémère ministre Richard Ferrand est close, annonce Mediapart ce jeudi. «Le procureur de la République de Brest, Jean-Philippe Récappé, nommé à ce poste début septembre, devrait faire connaître sa décision par communiqué dans les jours qui viennent, certainement la semaine prochaine», précise le site. Le procureur pourra décider d’un classement sans suite ou sous condition, d’un rappel à la loi, d’une citation directe devant le tribunal correctionnel ou de l’ouverture d’une information judiciaire.

    Pour rappel, Richard Ferrand, désormais président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, a été mis en cause au printemps sur un possible montage financier lorsqu’il était directeur des Mutuelles de Bretagne.



http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/tribunal-douze-magistrats-installes-29-09-2017-11682312.php

Tribunal. Douze magistrats installés


Publié le 29 septembre 2017
Le procureur Récappé, en compagnie du vice-procureur Liverato, ont été installés hier à Brest.
Le procureur Récappé, en compagnie du vice-procureur Liverato, ont été installés hier à Brest.

Le procureur Jean-Philippe Récappé a pris officiellement ses fonctions hier à la tête du parquet de Brest, lors de la très solennelle audience d’installation. Onze autres magistrats du siège et du parquet ont connu le même sort.


La vice-procureure Isabelle Johanny le dit elle-même. Elle en a vécu des audiences de rentrée, qui se ressemblent toutes un peu, mais avec autant de transfuges : jamais ! Dans la grande salle d’audience du tribunal, garnie comme il se doit de tout ce que la ville compte d’autorités civiles et militaires, ils sont ainsi douze devant l’estrade à attendre l’onction de l’audience pour pouvoir être installés en bonne et due forme pour la saison 2017-2018. Enfin, plutôt onze derrière le procureur Récappé qui succède donc très officiellement au triennat d’Éric Mathais, parti exercer ses talents de parquettier du côté de Dijon. Sous la férule d’Éric Minnegheer, président du tribunal attaché à la « dyarchie » qui régit le lieu, à savoir la direction à deux têtes de l’endroit qu’il partage avec le procureur, les mots sont empreints d’une grande courtoisie. Et si certaines choses vont mal ou pas très bien, les précautions oratoires font en sorte de les envelopper dans un papier au moins digne. Le bât blesse notamment, à en croire le discours introductif d’Isabelle Johanny sur le manque de moyens accordés aux fonctionnaires qui huilent la machine judiciaire. « Les conditions de travail se sont dégradées, avance-t-elle, il est urgent de renforcer le corps des fonctionnaires qui en fait déjà beaucoup. Il est temps avant que ça craque et que ce soit impossible à récupérer ». La faute, peut-être à l’en croire, « à ce budget alloué à la justice où chaque Français verse deux fois moins pour nous que pour la redevance télévisuelle », grince-t-elle en « ne sachant pas si la comparaison veut ».

Des jeunes juges à Brest


Mais foin de moment « grognon ». Si tout le monde s’est réuni en ces lieux et en cette matinée, c’est avant tout pour rappeler dans la bouche du président Minnegheer « que nous sommes tous des magistrats de l’ordre judiciaire, juges du siège ou du parquet, et que nos objectifs sont les mêmes, à savoir respecter l’équilibre ». Il cite à ce titre les trois jeunes femmes qui étrennent cette année leur premier poste de magistrat dans la cité du Ponant, à l’issue de leur parcours à l’école de la magistrature. Audrey Berrier est ainsi nommée juge de l’application des peines, Élisa Wegbecher juge d’instruction et Sophie Le Pottier, juge des enfants. Lucile Chaussade, qui n’est pas à son premier poste, occupera le poste du juge d’instance tandis que Sébastien Fournier devient vice-président au service de l’instance.

Les premiers pas du procureur


Le président Minnegheer a également remercié Jean-Jacques Urvoas, présent dans la salle, « d’avoir tenu ses promesses » et fait muter les juges de proximité en magistrats temporaires. Marie-Carmen Angel, Jean-Luc Crozafon et Michel Boulert occuperont ces postes, tandis que Christine Lemaire et Serge Durand deviennent juges honoraires. C’est dans ce tour de présentation que le procureur Récappé, accompagné par Romain Liverato comme nouvelle tête du parquet, a pris la parole en disant sa joie malgré « une époque globalement tourmentée, marquée par le problème des mineurs se disant seuls qui forment un phénomène à prendre à bras-le-corps ».


https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-tribunal-le-plus-sinistre-de-bretagne-4750115

Brest. Le tribunal « le plus sinistré » de Bretagne


Modifié le 21/01/2017 à 10:15 | Publié le 21/01/2017 à 10:15
 
  • Jean-Jacques Urvoas est le premier ministre de la Justice à assister à une audience solennelle du tribunal de Brest.
    Jean-Jacques Urvoas est le premier ministre de la Justice à assister à une audience solennelle du tribunal de Brest. | Olivier Pauly

Mickaël LOUÉDEC.

Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, a écouté les différents acteurs de la vie judiciaire brestoise, vendredi. Ceux-ci mettent en avant « la crise des effectifs ».

Vendredi après-midi, Jean-Jacques Urvoas a été le premier ministre de la Justice à s’inviter à une audience solennelle de rentrée du tribunal correctionnel de Brest. Et il n’a pas fait le voyage pour rien. Les acteurs de la vie judiciaire brestoise en ont gros sur le coeur et ils le font savoir.

L’entrée est servie par le procureur de la République, Éric Mathais. S’il reconnaît « des améliorations » au parquet depuis un an et se réjouit que « la justice fonctionne à Brest, en dépit du déficit de moyens », il pointe aussi plusieurs dysfonctionnements.

Eric Mathais, procureur de la République.
Eric Mathais, procureur de la République. | Olivier Pauly

« Une certaine souffrance au travail a été clairement exprimée au sein du tribunal, à plusieurs occasions en 2016 », rappelle le procureur. Il prend l’exemple des extractions judiciaires, qui se font lorsqu’un détenu doit comparaître.

« L’incendie couve »


En 2016, le tribunal en avait demandé 433. « L’administration pénitentiaire a été en mesure de n’en réaliser qu’un peu moins de la moitié. » Les affaires sont renvoyées, les délais s’allongent et, en cascade, la charge de travail augmente.

Une charge de travail qui a de plus en plus de mal à être supportée par les magistrats. Là, c’est le bâtonnier Bertrand Audren qui sert le plat de résistance. « L’incendie qui couve risque de devenir rapidement incontrôlable », lance-t-il en fixant Jean-Jacques Urvoas.

Bertrand Audren, bâtonnier de l'ordre des avocats de Brest.
Bertrand Audren, bâtonnier de l’ordre des avocats de Brest. | Olivier Pauly

Il détaille : « Le nombre de postes vacants de magistrats du siège est de cinq, le taux de vacance au greffe est de 20 %… Certains magistrats siègent pendant neuf heures ! Ce n’est pas acceptable. »

« Submergés »


Le ministre prend des notes, avant que le bâtonnier ne conclut : « Il est à craindre que ce début d’année ne soit marqué par la reprise des mouvements de protestation. »

À peine le temps de souffler pour Jean-Jacques Urvoas que le président Éric Minnegheer lui apporte le dessert. Une cerise sur le gâteau. « Le tribunal de grande instance de Brest est le plus sinistré de la cour d’appel de Rennes. » Le constat est limpide.

Eric Minnegheer, président du tribunal de Brest.
Eric Minnegheer, président du tribunal de Brest. | Olivier Pauly

Et le président appuie : « Face à un dynamisme de politique pénale, les juges se sentent parfois submergés, ont de la peine à suivre et vivent d’autant plus mal la crise des effectifs. »

Des jeunes juges ?


Les juges avaient d’ailleurs obtenu un entretien avec le ministre avant que ne démarre l’audience solennelle. Jean-Jacques Urvoas leur a-t-il confié, comme à sa sortie de la salle d’audience, que Brest est, en Bretagne, « la juridiction la plus sinistrée en postes » ?

En tout cas, il n’a « pas de réponse immédiate » à apporter. Les magistrats qui pourraient intégrer l’effectif brestois « sont déjà en poste ailleurs ».

Il assure cependant vouloir affecter, à Brest, de jeunes magistrats sortant de l’école. Mais cela ne pourrait se faire qu’à la rentrée de septembre 2017. Un effort rendu possible, selon lui, par la politique menée actuellement. « Sous Sarkozy, 111 nouveaux magistrats sortaient de l’école chaque année. Aujourd’hui, nous en formons 400 par an. »


Merah : de la compassion exprimée au procès


Au 7ème jour de son procès, Abdelkader Merah exprime de la compassion pour les victimes en expliquant n’avoir pas perçu leur douleur ou celle de leurs familles durant tout le temps de sa détention.

Par ailleurs, les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest, manifestement très impliqués dans toutes les tueries terroristes de ces dernières années, n’ont pas cette excuse et sont toujours très loin d’exprimer la moindre compassion à l’égard de leurs victimes.

On notera au passage qu’il n’est pas surprenant que la nouvelle d’une manifestation policière historique le 16 mars 2012 se soit répandue à cette époque grâce aux bons offices du député finistérien Jean-Jacques Urvoas : des Brestois étaient bien à la manoeuvre avec les policiers du Sud-Ouest à l’origine de cette manifestation…


http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/j-ai-honte-je-suis-sincerement-triste-indique-abdelkader-merah-au-sujet-actes-son-frere-1344203.html

“J’ai honte, je suis sincèrement triste” indique Abdelkader Merah au sujet des actes de son frère


Abdelkader Merah (à gauche) et son co-accusé Fettah Malki / © Benoît Perucq (AFP)
Abdelkader Merah (à gauche) et son co-accusé Fettah Malki / © Benoît Perucq (AFP)

Au 7ème jour de son procès, lors de l’évocation de la tuerie de l’école juive, le principal accusé a parlé de sa compassion pour les victimes et de sa tristesse.

Par Fabrice Valery Publié le 10/10/2017 à 12:56 Mis à jour le 10/10/2017 à 14:11

Depuis le début du procès des complices de Mohamed Merah, il y a plus d’une semaine, les avocats des parties civiles attendaient un geste, une parole de compassion de la part du principal accusé, Abdelkader Merah.
  
Ce geste est intervenu ce mardi matin, après le témoignage d’un rescapé de la tuerie de l’école juive : arrivé rue Dalou au volant d’une camionnette en même temps que le terroriste, ce bénévole de l’école a vu l’exécution de l’enseignant et des trois enfants avant lui-même d’essuyer des tirs qui ne l’ont pas blessé.

Profondément choqué, il a décrit devant la Cour d’assises spéciales ce qu’il a vu et ce qu’il a vécu, au moment des faits et après. Il a notamment insisté sur le meurtre de Myriam Monsonégo, 8 ans. Tuée d’une balle dans la tête alors qu’elle voulait ramasser son cartable qu’elle venait d’échapper.

C’est à la suite de cette déposition qu’Abdelkader Merah, interpellé par les avocats des parties civiles, a livré ses éléments de compassion : « J’ai honte, je suis triste. Je m’adresse aux croyants, on est des frères de religion, je suis dans un état d’émotion. « Voir ces actes de l’extérieur, c’est insoutenable, bien sûr je condamne les actes de mon petit frère, j’ai honte ».

Interrogé par un autre avocat des parties civiles, sur le fait qu’il n’avait jamais exprimé sa compassion depuis son interpellation le 22 mars 2012, Abdelkader Merah a répondu qu’il ne se rendait pas compte étant en garde à vue puis à l’isolement en détention provisoire : « Ici je vois les regards, la tristesse des victimes, alors qu’en prison je ne ressentais pas trop ça. Je suis sincèrement triste de ce qui est arrivé. »