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mardi 16 janvier 2018

Affaire Ferrand : le parquet national financier soutient la plainte d'Anticor


Ah ben voilà…

Z’ont bonne mine, là, nos magistrats brestois…


http://www.liberation.fr/france/2018/01/16/affaire-ferrand-un-juge-ouvre-une-enquete-pour-prise-illegale-d-interets_1622894

Affaire Ferrand: un juge ouvre une enquête pour «prise illégale d’intérêts»


Par AFP — 16 janvier 2018 à 17:55 (mis à jour à 21:02)
 
Le chef des députés LREM Richard Ferrand, à l’Assemblée nationale lors d’une session de questions au gouvernement, le 25 octobre 2017 Photo Thomas SAMSON. AFP
  • Affaire Ferrand: un juge ouvre une enquête pour «prise illégale d’intérêts»

Classé sans suite à Brest, le dossier Richard Ferrand rebondit à Paris: un juge d’instruction financier va mener les investigations dans l’affaire immobilière qui avait coûté à l’actuel patron des députés LREM sa place au gouvernement.

Le juge d’instruction du pôle financier de Paris Renaud Van Ruymbeke, saisi par l’association anticorruption Anticor, a ouvert le 12 janvier une information judiciaire pour «prise illégale d’intérêts», recel et complicité de ce délit, a indiqué une source judiciaire, après des informations du Canard enchaîné.

«C’est agaçant, pas très agréable», a réagi sur BFMTV Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron.

«Je sais que je n’ai rien commis qui soit répréhensible mais je sais aussi que nous sommes dans un Etat de droit et (…) je suis un républicain qui fait confiance à la justice de son pays», a-t-il ajouté, critiquant la démarche d’une association «qui a souhaité poursuivre et s’acharner» contre lui.

Révélée par l’hebdomadaire satirique le 24 mai dernier, l’affaire porte sur le bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général (1998-2012). Avec cette question: Richard Ferrand a-t-il profité de ces fonctions pour permettre à sa compagne de rembourser son investissement avec les deniers des Mutuelles?

Le 13 octobre, le parquet de Brest avait classé sans suite son enquête préliminaire notamment pour des questions de prescription, conduisant Anticor à déposer quelques semaines plus tard une plainte avec constitution de partie civile. Dans ce cas de figure, cette procédure permet de passer outre le refus du parquet d’entamer des poursuites pénales, en obtenant la désignation directe d’un juge d’instruction, ce qui est quasi-automatique sous certaines conditions.

«Il était important que dans ce dossier une réponse judiciaire soit donnée aux faits reprochés à M. Ferrand, et un juge indépendant va pouvoir étudier les suites à donner à l’affaire», a indiqué à l’AFP Jérôme Karsenti, avocat d’Anticor. Au moment du dépôt de sa plainte, en novembre, l’association s’était tournée vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale concernant les affaires «d’une grande complexité».

- «Tombé de l’armoire» -

M. Ferrand était devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires en juin.

Les faits visés remontent à 2011. A l’époque, les Mutuelles de Bretagne, qui cherchaient à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avaient choisi parmi trois offres la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99% à sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen. Ce bien acquis pour un prix de 375.000 euros a été financé par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne.

Le procureur de Brest reconnaissait avoir pu «envisager l’ouverture d’une information judiciaire» sur des soupçons de prise illégale d’intérêts. Mais il s’est avéré que «l’infraction éventuelle» était «prescrite» depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué.

Selon la plainte d’Anticor, M. Ferrand a «volontairement dissimulé l’infraction» aux yeux du commissaire aux comptes et de six des neuf administrateurs qui n’auraient pas été informés que la future propriétaire du bien était sa compagne. Le président des Mutuelles à l’époque a affirmé ne l’avoir appris que fin 2013 ou début 2014, selon la plainte. «Je suis tombé de l’armoire. Je pense que M. Ferrand aurait pu me le dire», a-t-il déclaré aux enquêteurs.

Après les révélations, le parquet national financier s’était déclaré incompétent pour ouvrir une enquête, finalement lancée à Brest. Mais, après la plainte d’Anticor, il ne s’est pas opposé à l’ouverture de cette instruction, selon l’avocat de l’association. «Le parquet national financier, en requérant l’ouverture d’une information judiciaire, accrédite la thèse d’Anticor selon laquelle les faits ne sont pas prescrits», a estimé l’avocat.

AFP 

lundi 15 janvier 2018

Pourquoi Patricia Bouchon a-t-elle été assassinée ?


Il suffit de lire le malade mental au clavier – son « arme » – pour le savoir.

Que fait-il donc sur Internet ?

« Il se fout de la poire des évangélistes glabres, intriquant ses tentacules capillaires jusques au cœur de la tristouillerie la plus tristouille, ourdissant des plans velus auprès desquels le célèbre Grand Remplacement tant choyé par les paranos et autres gniasses complotistes, n’est que pipi de chat. »

Le corps de Patricia Bouchon a bien été déposé sciemment à proximité du lieu qu’elle avait jadis régulièrement fréquenté. Ses assassins étaient bien renseignés à son sujet, ils s’étaient au préalable introduits « au coeur de la tristouillerie la plus tristouille » (sic).


https://www.ladepeche.fr/article/2013/07/07/1666682-joggeuse-de-bouloc-de-nouvelles-pistes-dans-l-enquete.html

Publié le 07/07/2013 à 07:41, Mis à jour le 07/07/2013 à 10:27
 

Joggeuse de Bouloc : de nouvelles pistes dans l’enquête


enquête sur la mort de Patricia Bouchon

 

Gendarmes et techniciens en investigation criminelle sont sur la scène de crime. Ils découvrent la boucle d'oreille de la victime, un élastique à cheveux et d'importantes traces de sang, au fond de cette impasse, à la sortie de Bouloc./Photos DR et Nathalie Saint-Affre.
Gendarmes et techniciens en investigation criminelle sont sur la scène de crime. Ils découvrent la boucle d’oreille de la victime, un élastique à cheveux et d’importantes traces de sang, au fond de cette impasse, à la sortie de Bouloc./Photos DR et Nathalie Saint-Affre.
Pourquoi Patricia Bouchon a-t-elle été assassinée ? dans AC ! Brest image-zoom

C’était il y a un an. Un Tarnais de 36 ans s’était présenté à la gendarmerie de Vielmur-sur-Agout, entre Castres et Lavaur, pour s’accuser du meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc mortellement agressée et dont le corps avait été découvert dans une retenue d’eau le 29 mars 2011, six semaines après sa disparition. Après 36 heures de garde à vue, cet homme en détresse psychologique a été hospitalisé en psychiatrie. Il n’y avait aucun lien entre le meurtre de la joggeuse et ce Tarnais qui s’accusait du crime.

Depuis ce dernier rebondissement, l’enquête n’a débouché sur aucune autre garde à vue. Mais les pistes ne manquent pas pour les onze gendarmes de la cellule d’enquête «Disparition 31», à la section de recherches, qui travaillent sans relâche sur cette énigme criminelle. Ces derniers jours, les investigations menées autour de Villematier, non loin du lieu de la découverte de la dépouille de la joggeuse, ont orienté les enquêteurs vers les évangélistes.


joggeuse_tu__e_Bouloc__5_7_13__22209 dans Calomnie


Dans le passé, Patricia Bouchon, attachée à l’église protestante, fréquentait assidûment l’enceinte religieuse de Villemur-sur-Tarn. Après les cérémonies du dimanche, des repas étaient organisés chez un membre de cette église dont le domicile se situe à proximité du lieu de la découverte du corps de la joggeuse. Mais depuis une vingtaine d’années, Patricia Bouchon avait pris ses distances vis-à-vis de l’église protestante et de ses membres très discrets, vivant sa religion de manière plus personnelle. Elle conservait toujours une bible à la maison.

Avait-elle connu, durant ces années, une personne au sein de la communauté qui aurait été amenée à la revoir, vingt ans après, du côté de Bouloc ? C’est en tout cas ce qu’ont voulu vérifier les enquêteurs qui ont aussitôt refermé cette hypothèse. Une de plus.

Car le travail de vérifications ne cesse jamais : personnes impliquées pour agressions ou crimes sexuels dans le Frontonnais, signalements d’individus au comportement «suspect». Il n’est pas rare que les enquêteurs soient sollicités par des habitants du secteur, entre Bouloc, Villematier, Fronton ou Villemur, pour vérifier la présence ou pas d’un «inconnu à l’allure étrange.» Mais là aussi, les pistes se referment irrémédiablement.

Le travail sur les Clio, voiture aperçue aux abords du lieu de l’agression, à Bouloc, n’est pas terminé. Les enquêteurs sillonnent cette zone à la croisée de trois départements, privilégiant la piste locale. Munis d’une esquisse représentant les traits du supposé tueur, ils frappent aux portes des maisons espérant recueillir un indice, un témoignage, susceptible de faire basculer l’enquête. À moins que ce bout d’ADN retrouvé sur les vêtements de la victime ne livre un jour le nom du véritable suspect.

La piste d’un évangéliste a retenu l’attention des enquêteurs qui travaillent toujours sur le meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc tuée en 2011.


La piste locale ratissée


«Excuse-moi, excuse-moi !» Ces mots prononcés par le tueur sur la scène de crime sont ceux entendus par les voisins, au moment de l’agression mortelle dont est victime Patricia Bouchon, dans l’impasse caillouteuse, à la sortie de Bouloc. Mais l’homme n’est pas repéré. Il passe encore entre les mailles lorsqu’il dépose le corps de la joggeuse dans l’eau, sous un pont, 12 kilomètres plus loin. Les enquêteurs travaillent sur la piste locale considérant que le choix de ce lieu n’est peut-être pas le fait du hasard.


Le chiffre : 8 000


pièces > Actes d’enquête. C’est le nombre de pièces de procédure établies par les enquêteurs sur commission rogatoire de la juge Nicole Bergougnan au cours de l’information judiciaire.


Le chiffre : 1 500


auditions > Partout en France. C’est le nombre de personnes entendues depuis deux ans et demi dans le cadre de l’enquête. Les gendarmes se sont déplacés notamment en Corse, dans les Landes et à Tours pour recueillir des témoignages. Le dossier fait 14 tomes.


Le chiffre : 8


gardes à vue >

Depuis 2011. Ce chiffre n’a pas évolué depuis la dernière personne qui s’est présentée spontanément à la gendarmerie de Vielmur-sur-Agoût, le 30 juin 2012.


«Plus le temps passe, plus c’est difficile»


Avec deux marches silencieuses organisées en février 2012 et 2013 à Bouloc, la famille de Patricia Bouchon croit toujours en la résolution de cette affaire. «On sait que les enquêteurs travaillent d’arrache-pied et font leur maximum. Mais plus le temps passe et plus c’est difficile pour nous», témoigne Sandra, la sœur de Patricia Bouchon. Une famille solidaire qui a demandé à être reçue par la juge d’instruction Nicole Bergougnan pour faire le point sur les investigations. «On souhaite toujours que soit diffusé dans les médias le portrait-robot de l’agresseur que les enquêteurs ont à leur disposition», poursuit Sandra. L’avocat de la famille, Stéphane Juillard, attend toujours l’intégralité du dossier qui fait 14 tomes. «L’espoir d’arriver au bout de cette affaire est toujours présent», ajoute l’avocat.

Femme active et sportive de 49 ans, Patricia Bouchon s’était installée avec son mari et sa fille, à Bouloc, au nord de la Haute-Garonne, dans une villa, entre 2008 et 2009, après une vingtaine de déménagements en 30 ans. Tous les matins, elle prenait le bus jusqu’à Borderouge, un quartier au nord de Toulouse, et rejoignait à pied le cabinet d’avocats dans lequel elle travaillait en tant que secrétaire juridique, Grande-rue-Saint-Michel, à Toulouse. Elle avait l’habitude de faire son jogging tôt le matin. Ce lundi 14 février 2011, après une période d’arrêt de travail, Patricia reprend le chemin de la course à pied. Vers 4 h 30, elle quitte sa maison en tenue de sport pour 35 minutes de jogging. Elle devait ensuite prendre un taxi avec son mari, responsable de plusieurs magasins de bricolage, avant de se rendre à son travail. Mais ne le voyant pas revenir, son époux, Christian, donne l’alerte. Le corps de Patricia est retrouvé par un employé municipal, le 29 mars 2011, 12 kilomètres plus loin, dans une retenue d’eau, sous un petit pont, à Villematier. Elle a été victime de coups violents portés à la tête dont certains, mortels, lui ont brisé le crâne et les vertèbres cervicales.

Frédéric Abéla

Catherine Deneuve chahutée et déjà embarrassée après avoir signé une tribune pour une "liberté d'importuner"


Dans une réponse aux polémiques qui font suite à la parution de la tribune en cause, elle s’excuse auprès des victimes d’actes odieux qui auraient pu se sentir agressées par ce texte et dit à propos des « conservateurs, racistes et traditionalistes de tout poil qui ont trouvé stratégique de m’apporter leur soutien » : « Ils n’auront ni ma gratitude ni mon amitié ».

Mais le plus gros problème que puisse poser ce texte aux victimes, c’est que leurs agresseurs ne l’ont pas attendu pour se défendre dans les mêmes termes exactement.

En effet, quelle est la victime qui n’a pas déjà entendu les mêmes discours en provenance de ses agresseurs ou de leurs défenseurs ?

Il est question de harcèlements et d’agressions graves, de viols, de pédophilie. Ils nous répondent toujours « puritanisme ». Le malade mental au clavier – son « arme » – revendique même de plus le droit d’écrire et publier des « bouquins » soi-disant « biographiques » et réellement pornographiques pour humilier ses victimes et leurs proches et détruire leurs réputations.

Marquer toutes ces personnes du sceau de l’infamie pour le restant de leurs jours, leur faire perdre leurs emplois, leurs amis, leurs relations, les isoler totalement et définitivement jusqu’à ce qu’elles en crèvent, relèverait d’après lui de son droit de prétendu « écrivain » ou « artiste ».

Que des femmes se lèvent pour apporter de l’eau à son moulin – sans aucun doute pas de manière consciente – pour lui et tous les pervers dans son genre, c’est du pain bénit.


https://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/evenements/liberte-d-importuner-catherine-deneuve-s-explique-dans-liberation-267957

« Liberté d’importuner » : Catherine Deneuve s’explique dans Libération


Par Culturebox @Culturebox
 
Mis à jour le 15/01/2018 à 10H13, publié le 15/01/2018 à 09H16


Après les nombreuses critiques qui ont accueilli la tribune de 100 femmes dans Le Monde, qui défendait la « liberté d’importuner » et qu’elle a signée, Catherine Deneuve s’explique dans une lettre à Libération : l’actrice assume mais se démarque des propos qu’ont pu tenir d’autres signataires dans les médias. Elle s’excuse auprès des victimes qui auraient pu se sentir agressées par le texte.

Dans une lettre publiée lundi dans Libération, Catherine Deneuve défend son amour de la liberté. « Je n’aime pas cette caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger, d’arbitrer, de condamner », écrit-elle, alors qu’elle a été la cible de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux pour avoir cosigné avec une centaine de femmes une tribune dans le Monde défendant une « liberté d’importuner ». Les signataires s’inquiétaient d’un retour du « puritanisme » après l’affaire Weinstein qui a libéré la parole de nombreuses femmes victimes de viols ou de harcèlement sexuel dans le monde.

Contre les « effets de meute »


L’actrice dénonce les « effets de meute » et « une époque où de simple dénonciations sur réseaux sociaux engendrent punition, démission, et parfois et souvent lynchage médiatique. » Tout en n’excusant rien, mais en ne tranchant pas « sur la culpabilité de ces hommes car je ne suis pas qualifiée pour ».

Catherine Deneuve assume la signature de la tribune au Monde, mais elle se démarque de certaines signataires : « Il me paraît absolument nécessaire aujourd’hui de souligner mon désaccord avec la manière dont certaines pétitionnaires s’octroient individuellement le droit de se répandre dans les médias, dénaturant l’esprit même de ce texte. Dire sur une chaîne de télé qu’on peut jouir lors d’un viol est pire qu’un crachat au visage de toutes celles qui ont subi ce crime », écrit-elle. Elle fait référence, sans la citer, à des propos de Brigitte Lahaie sur BFMTV. « Quand on paraphe un manifeste qui engage d’autres personnes, on se tient, on évite de les embarquer dans sa propre incontinence verbale. C’est indigne », poursuit l’actrice.

« Rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l’aurais pas signé », tient-elle à ajouter.

« Les conservateurs de tout poil n’auront ni ma gratitude ni mon amitié »


Catherine Deneuve explique qu’elle a signé ce texte pour une « raison essentielle », le risque de nettoyage dans les arts. « Va-t-on brûler Sade en Pléiade ? Effacer Léonard de Vinci comme un artiste pédophile et effacer ses toiles ? », demande-t-elle.

Elle répond à ceux qui lui reprochent de ne pas être féministe, rappelant qu’elle a risqué des poursuites pénales en signant le manifeste des 343 salopes « Je me suis fait avorter », en 1971. Et elle se démarque des « conservateurs, racistes et traditionalistes de tout poil qui ont trouvé stratégique de m’apporter leur soutien » : « Ils n’auront ni ma gratitude ni mon amitié », leur lance celle qui se définit comme une « femme libre » qui entend bien le demeurer.

Enfin, Catherine Deneuve présente ses excuses à « toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées » par la tribune parue dans le Monde.

Plusieurs signataires de la tribune saluent le texte de Catherine Deneuve


Les rédactrices de la tribune co-signée par l’actrice, Sarah Chiche, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre et Abnousse Shalmani, ont salué le texte de Catherine Deneuve, qui « réaffirme la nécessité de préserver la liberté sexuelle et de combattre le lynchage médiatique » et souligne que leur tribune « ne prétend pas que le harcèlement ait du bon ».

Les explications de Deneuve, attendue ce lundi à Angers au festival « Premiers plans », où elle préside le jury, était guettée après les nombreuses réactions cette semaine. 
 
Le Monde a lui aussi justifié ce week-end la publication de la tribune, au nom de la « défense du pluralisme des idées ».


jeudi 11 janvier 2018

Terrorisme : les djihadistes du Lot sont très entourés


Autun 2

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Dans une vidéo diffusée hier, le djihadiste Thomas Barnouin s’étonnait de l’extrême facilité avec laquelle il a pu gagner la Syrie en 2014, alors qu’il était censé être très surveillé par les autorités françaises.

Pour ma part, je suis très surprise par l’extrême passivité des journalistes français sur la question terroriste lorsqu’en quelques clics je constate qu’il est très facile d’enquêter sur l’environnement des djihadistes du Sud-Ouest.

Ci-dessous, donc, des articles concernant les djihadistes lotois parus hier et en 2007, avec les réactions de lecteurs sur ceux de 2007.

Outre qu’elles sont très différentes de celles d’aujourd’hui, qui font suite à plusieurs années de terrorisme (voir sous l’article du 10 janvier 2018), on note celle, très intéressante, d’un dénommé Bertrand Escaffre, en date du 1er avril 2014 : on y trouve comme un écho aux propos récurrents du malade mental au clavier – son « arme » – sur ses frères « islamigrés », allant de la parano de tous ceux qui peuvent émettre des soupçons ou des accusations jusqu’à son discours du 8 janvier 2018 sur les comptables, les artistes et la République, appliqué en l’occurrence à la situation particulière de l’intermittent du spectacle obligé de reprendre son ancien métier d’expert-comptable.

Un intermittent du spectacle et une éducatrice spécialisée : ne seraient-ils pas, par hasard, en contact avec des militants de l’extrême-gauche ? N’en feraient-ils pas partie eux-mêmes ?

Le malade mental au clavier évoque de leurs motivations. Quelles sont donc leurs relations ?

Ils affichent tous la même volonté de saisir la justice de toutes les « attaques », notamment médiatiques, dont ils se disent victimes. Est-ce le fruit du hasard ou une politique commune à tous les militants d’un même groupe, comprenant notamment la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et tous ses complices ?

Qui est donc ce M. Bertrand Escaffre qui dit le 1er avril 2014 que tous ses amis de Figeac sont devenus djihadistes ?

En date du 2 avril 2011, il a créé un blog qu’il a alimenté jusqu’au 25 juin 2014.

Le voici :

http://bertrand-escaffre.skyrock.com/

Il comporte une partie secrète, réservée à des inscrits disposant chacun d’un pseudo et d’un mot de passe pour y accéder.

L’auteur de ce blog indique par ailleurs avoir été élève du Lycée Militaire d’Autun de 1990 à septembre 1992, en classe préparatoire à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui se trouve à Guer, dans le Morbihan, et forme des officiers de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie nationale :

http://fr.viadeo.com/fr/profile/bertrand.escaffre2

Or, à moins de 50 km de ce lycée d’Autun a été ouverte en 1991 une école coranique qu’a brièvement fréquentée à l’automne 2001… le fraîchement converti Thomas Barnouin.



https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/10/2718942-les-deux-freres-gonot-originaires-du-lot-arretes-en-syrie.html

Publié le 10/01/2018 à 15:16, Mis à jour le 10/01/2018 à 16:06
 

Djihadisme : les deux frères Gonot, originaires du Lot, arrêtés en Syrie


La famille est propriétaire de cette imposante maison en pierre du Soulié, difficile d'accès./ Photo DDM
La famille est propriétaire de cette imposante maison en pierre du Soulié, difficile d’accès./ Photo DDM
Terrorisme : les djihadistes du Lot sont très entourés dans AC ! Brest image-zoom
Capturés par les troupes kurdes en Syrie, les Lotois Thomas Collange (35 ans) et son demi-frère Kévin Gonot (31 ans), sont désormais aux mains des combattants du YPG, Unité de protection du peuple kurde. Ces deux frères seraient partis faire le Djihad en Syrie il y a au moins une dizaine d’années. Kévin Gonot, rebaptisé Abou Sofyan, et son demi-frère Thomas Collange ont été arrêtés le 13 décembre dernier au nord-est de la Syrie, au sein d’un groupe comprenant au moins 6 Français radicalisés. Les deux Lotois seraient proches des frères Clain. On parle même désormais d’un lien familial entre eux. Fabien Clain, voix de l’État islamique, est celui qui a revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.

Une famille complètement radicalisée


À 4 000 km de la Syrie, dans la vallée du Lot, la nouvelle de leur arrestation n’a surpris personne. Ce qui étonne c’est la radicalisation soudaine de cette famille, dans les années 2000. Beaucoup les connaissaient, notamment Christine Gonot, la mère. « Elle intervenait auprès d’enfants et de jeunes handicapés dans une structure figeacoise, il y a 30 ans. Elle était en effet éducatrice spécialisée. Elle habitait vers la gare de Figeac », raconte une vieille connaissance. Plus tard, c’est sur la commune de Sainte-Croix, en Aveyron, qu’elle poursuit ses activités professionnelles au sein d’une maison d’enfant à caractère social.

Dans ce hameau discret, peu habité, de la vallée du Lot, la nouvelle n’a surpris personne./ Photo DDM

20180110152648609-2 dans Attentats

Le père, lui, est décrit comme un brave type. De Figeac à Capdenac-le Haut, où la famille achètera une maison au Soulié, tous se souviennent de ses activités d’artificier. « Il était intermittent du spectacle. Ils étaient sympas tous les deux. Ils se sont tournés vers la religion musulmane. Mais, du jour au lendemain, ils ont pris l’orientation d’un islam radical. Christine ne faisait plus la bise, ne serrait même plus la main. Il fallait se déchausser pour entrer chez eux. On les croisait de moins en moins dans Figeac ou Capdenac-Gare. Elle était presque intégralement voilée. Lui portait la djellaba », relatent certains.

Le père et l’un des frères interpellés en 2007 dans le Lot


En octobre 2007, nous relations l’interpellation de deux membres de la famille Gonot (le père et le fils aîné) à leur domicile de Capdenac-le-Haut. Soupçonnés d’avoir rejoint Al Qaïda pour faire le jihad, ils multipliaient déjà les allers-retours entre la France, la Syrie et l’Égypte. Depuis cette double interpellation il y a dix ans, la maison familiale st fermée et à l’abandon.

La Rédaction


https://www.ladepeche.fr/article/2007/10/25/112882-capdenac-haut-reseau-al-qaida-lotois-allaient-syrie.html

Publié le 25/10/2007 à 09:00, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:07
 

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie


Police. L’étonnement suite à l’arrestation d’un père et de son fils, à Capdenac-le-Haut.


Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie - DDM
Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie DDM
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La vie a finalement repris son cours hier matin au lieu dit Le Soulié, commune de Capdenac-le-Haut.

En effet, si l’annonce de l’arrestation de deux personnes, membres de la famille Gonot (lire notre édition d’hier), soupçonnées de faire partie d’un réseau de recrutement pour Al Qaïda a fait beaucoup jaser, ce n’est pas tant le moment de l’interpellation, faite en silence, qui aura pour autant réveillé les habitants. Seule une voisine raconte avoir vu passer cinq voitures blanches avec des gyrophares, sans plus. Mais l’affaire a surpris. Des terroristes implantés sur le territoire lotois ?

L’histoire est d’autant plus étrange que la famille en question ne semblait pas a priori porter de soupçon. Mais on a appris hier que l’un des jeunes arrêtés multipliait les allers et retours entre le Lot, la Syrie et l’Égypte. Il aurait pu recruter de jeunes Lotois pour faire le djihad (traduisez la guerre sainte) en Irak. Derrière la façade, donc, des combattants déterminés à défendre leur cause : « C’était des gens très gentils, très serviables, commente une voisine, ils se sont toujours proposés de nous aider lorsque nous avons eu des problèmes comme les inondations en 2003. Toujours un bonjour, toujours un sourire, mais il est vrai que nous les voyions de moins en moins. »

Tous les quatre d’origine française, ce n’est qu’il y a 5 ans que la famille s’est convertie à l’Islam, du moins, c’est que que laissait présenter leur habillement. « Stéphane, 57 ans, s’était laissé pousser la barbe, Christine, 59 ans, était voilée, les cheveux rasés. »

Quand aux deux fils, Kevin, 21 ans, arrêté avec le père mardi matin, et Thomas, 26 ans, ils ne vivaient plus avec les parents. « Le plus âgé était sur Toulouse, quant au plus jeune, il était soit disant parti apprendre l’arabe en Égypte. Tous deux avaient déjà des enfants dont une fille de 4 mois. C’est la semaine dernière que la mère m’a dit que son jeune fils devait revenir vendredi. » L’étonnement est donc immense dans la petite commune. Qu’est-ce qui a poussé la famille à se convertir à l’Islam ainsi qu’à rejoindre un tel réseau ? Cependant, plus les habitants de la commune y pensent, plus les choses se clarifient. « Ils ne travaillaient plus depuis au moins deux ans. Elle s’occupait auparavant de jeunes à problèmes ainsi que des handicapés. Lui, en revanche, était expert en pyrotechnie. C’est lui qui se chargeait des feux d’artifice et nous l’avions même aperçu une fois à la télé alors qu’ils s’occupaient des feux d’artifice des jeux olympiques. Il s’y connaissait donc peut-être en explosif. »

Mickaël Marcq et Jean-Claude Sénac

Réactions des lecteurs

Bertrand ESCAFFRE, le 01/04/2014 Je connais personnellement Stéphane et sa famille. Nous avons passé de nombreuses occasions ensemble. Bien que notre lecture du Coran diffère à peu près en tous points, je témoigne que les affirmations à propos d’un réseau, ou d’une formation militaire, ou d’un appel au jihad, ou de quelque implication des jeunes de la famille dans autre chose que la recherche d’un avenir, est tout simplement une élucubration visant l’audimat. Ces mensonges conscients ont eu pour résultat le bannissement bancaire et administratif de Stéphane, qui s’est retrouvé démuni, obligé d’exercer son métier d’expert comptable de façon sporadique, en intérim ou pour des missions ponctuelles. Sa conversion s’explique par une recherche spirituelle authentique, non par une tendance au fanatisme. Le journaliste qui avait cru rentable de salir ainsi la réputation d’une famille entière avant même toute enquête (qui infirma la thèse qaïdiste), se cache depuis l’affaire. Il a raison : si la communauté figeacquoise, forte de presque mille fidèles, était jadis des plus pacifiques, aujourd’hui elle compte presque mille jihadistes prêts à défendre l’honneur de la communauté : nous ne sommes pas des terroristes. Et nous ne sommes pas des chrétiens qui eux, tendraient l’autre joue. Ici, c’est le business de la parano qui a généré la radicalisation de Figeac. Désormais toute atteinte aux musulmans de Figeac sera immédiatement suivie de poursuites – ce fut encore le cas il y a trois jours. Nous jouons le jeu républicain même si nous refusons la démocratie dans sa forme actuelle : tout attaquant en parole, acte ou abstention, doit fatalement venir s’expliquer au poste. Avant le vomi du cupide gratte-papier, les choses allaient plus « cool ».
amende, le 28/10/2007 journaliste lotois sans scrupule ni etadame
vous avez d’ecrie c’est gens commme si il etait deja condané en faisant un gros article a la depeche pour vendre des journaux se n’est pas la premiere foi que sa arrive dans le lot. vous ne s’avait meme pas se que le mot islamiste veus dire vous avez pris leur maison en photo mais je ne vois pas pourquoi.
Julieng, le 25/10/2007 Droles de réactions!!!!
Les gens qui critiquent nourrissent l’amalgame de nous sommes nombreux à défendre. En effet, il n’y a pas eu arrestation de tous les musulmans de France, mais de seulement 2 personnes dans un petit village. Bien que ces 2 personnes ont été relaché, de lourds soupcons devaient pesés sur eux pour être inquiété par la police. Alors non les journalistes n’assimilent en rien musulmans et islamistes et relatent juste un évèvement qui a eu lieu, si maintenant des lecteurs voient une assimilation celle-ci sera une pure et simple imagination de leur esprit.
Sigmund, le 25/10/2007 Journalistes amateurs
ca c’est du grand journalisme !! Vous ne respectez même pas la présomption d’innocence. Vous sortez des articles bourrés de mensonges. Vous accusez sans motifs des gens qui n’ont rien fait et vous étalez sur la place publique leur vie privée car leur seul crime est d’être musulman. Je tiens à signaler que ces deux lotois ont été relâchés ce soir quelques temps après que cet article ait paru. Par ailleurs vous êtes complètement ignorants de la religion musulmane et vous abrutissez vos lecteurs qui n’ont pas besoin de ça. La prochaine fois ayez plus d’égards envers la vie privée de vos pseudo-terroristes sinon vous vous exposerez à des poursuites judicaires.
Antoine_T, le 25/10/2007
Goebbels n’aurait pu faire mieux !
Goebbels n’aurait pu faire mieux !
Un jeune que j’ai connu en Syrie, fraîchement converti, au visage angélique de ces petits bourgeois du collège Jacques Amyot de mon enfance, il part en Egypte pour étudier l’arabe dans une école qui a pignon sur rue et qui est reconnue par l’Etat Egyptien, toujours loin de nos discussions et débats sur les despotes et la politique, réservé, timide, tout jeune père, il ambitionne de s’inscrire dans une grande école de traduction ou d’enseigner la langue de Molière dans une école française du monde arabe, on nous le décrit maintenant comme un activiste, recruteur, prêt à aller mourir en Irak !!!
Cordialement



https://www.ladepeche.fr/article/2007/10/25/112849-terrorisme-djihad-qui-sont-ils.html

Publié le 25/10/2007 à 08:20, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:01
 

Terrorisme. Djihad: qui sont-ils?


Sept personnes interpellées depuis mardi dans la région toulousaine, dans le Lot et à Paris.


Terrorisme. Djihad: qui sont-ils? - DDM
Terrorisme. Djihad: qui sont-ils? DDM
image-zoom dans Rue89
Qui sont ces volontaires toulousains au djihad, prêts à aller combattre dans la mouvance d’Al Qaïda en Irak et à y sacrifier leur vie ? Hier matin, à l’aéroport de Roissy, à son arrivée d’un vol en provenance de l’Asie, un septième homme a été interpellé par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire dans le cadre du coup de filet contre la filière toulousaine qui a débuté mardi (notre édition d’hier).

En février, un Toulousain et un Albigeois, expulsés de Syrie où ils ont été arrêtés en route vers l’Irak, ont été écroués. Deux autres jeunes Toulousains, candidats présumés au combat, aussi. Le « prédicateur », basé en Ariège, a lui été placé sous contrôle judiciaire. Depuis cette date, les services de police remontent les maillons de cette chaîne qui trouve son origine dans la Ville rose.

Cette semaine, avec cette seconde vague d’interpellations, ils s’intéressent à un habitant du quartier Montaudran. Cet homme âgé de 30 ans, d’origine marocaine, qui vit avec une femme et ses deux enfants, est soupçonné d’avoir formé au combat rapproché les futurs djihadistes. Ce voisin « discret, serviable et courtois », selon l’avis général, cet étudiant en licence d’économétrie qui collectionne les diplômes, cache-t-il son jeu, comme le pensent les enquêteurs ? Sur les forums d’internet relatifs à la religion musulmane, il livre sans retenue des pensées qui sonnent comme des préceptes. Et qui sait, parmi son entourage, que ce titulaire d’une ceinture noire de karaté avait rédigé, de sa main, un testament que les policiers ont saisi ? Dans ce document, il fixe notamment la marche à suivre pour le règlement de ses dettes. Reste à voir si cet acte constitue la preuve d’un prochain départ.

Parmi les six autres personnes interpellées qui sont, elles, suspectées d’avoir fourni une aide logistique, et donc a priori moins impliquées, on compte cinq Français de souche convertis à l’Islam, entre autres un père et son fils de 21 ans arrêtés dans le Lot, ou encore un Toulousain de 36 ans, qui habite dans une barre de La Reynerie. Un constat qui ne surprendra pas les spécialistes.

Ce dernier, le « converti d’Auriacombe », du nom d’un des immeubles de La Reynerie, est loin d’être un inconnu pour les policiers qui avaient observé son prosélytisme. Mais aussi parce que cet ouvrier du bâtiment, ex-agent desécurité,est régulièrement convoqué au commissariat pour une chose ou une autre. Récemment encore parce qu’il avait menacé de mort un professeur de collège qui avait morigéné son fils. « Pour moi, il n’a pas toute sa tête », juge un policier du quartier.

Hier, un des deux magistrats parisiens en charge de l’affaire, Marc Trevidic, s’est rendu à Toulouse signifier le prolongements des gardes à vue.


Souad : « On nage en plein délire »


Souad, 24 ans, est la compagne d’un des hommes interpellés mardi matin, Karim, âgé de 28 ans, qui tient un stand sur les différents marchés de plein-vent de la ville (Reynerie, Bagatelle…) où il vend des ouvrages sur l’Islam. Des stands qui se taillent d’ailleurs un beau succès auprès des musulmans, notamment des femmes. Ouverte, souvent souriante, Souad, qui porte un hijab, un long voile noir qui ne montre que son visage, a spontanément accepté de répondre à nos questions.

Que reproche-t-on à votre mari ?

On m’a dit qu’il connaissait des gens qu’il ne fallait pas connaître. On m’a sorti les mots de réseau, d’association de malfaiteurs… Je suis tombée de haut. On nage en plein délire ! Je ne comprends pas du tout ce qui c’est passé. Mon mari est un homme comme un autre. Il vend des Corans et des ouvrages sur les marchés.

Est-ce qu’il pratique un islam rigoriste ?

Il vit sa religion à 100 % comme beaucoup de musulmans. Il fait ses prières. Le vendredi, il va à la mosquée. Islamisme, intégrisme… Ces termes me sont inconnus. Ce sont des mots flous. Un musulman a ses bases. A chacun son interprétation de la religion mais il ne doit pas dépasser des limites qu’il connaît. Mon mari ne se situe pas du tout hors de ce cadre-là. Du fait que son stand est très fréquenté, il a sûrement été frôlé par un ou deux personnages indésirables. C’est vrai qu’il connaissait les deux jeunes qui ont été interpellés en Syrie mais je ne pense pas qu’il était au courant de leurs intentions. Il a été choqué lorsqu’il a appris leur arrestation.

Vous-mêmes pourquoi avez-vous choisi de porter le voile ?

On n’est pas musulman à moitié. Dans la religion, il est dit clairement qu’il faut porter le voile. Je ne cherche pas à dire : « Je suis musulmane ». Mais c’est écrit noir sur blanc. Pour moi, c’est une obligation. Aucun imam ne dira le contraire.


collaboration de Plusieurs services


Diligentée par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire, l’enquête sur la filière toulousaine associe la Direction centrale des renseignements généraux ainsi que la direction régionale mais aussi Europol, une structure qui offre une base de donnée commune aux pays européens (plusieurs fonctionaires sont ainsi présents à Toulouse), ainsi que des policiers belges qui eux aussi sont à Toulouse depuis mardi.

Jean Noël Gros


Réactions des lecteurs

massihou, le 28/10/2007 c’est quoi votre justice?
je parle en temp qu’epouse d’un des interpeller en fevrier,tous les chefs d’accusation porter sur mon epoux on été verifier et s’avere nuls!et pourtant mon mari est toujours incarserer a la maison d’arrete de fresnes…..c’est quoi votre justice????pourquoi autant d’acharnements sur les musulmans alors que les sionistes seme autant si c’est pas plus d’horrreur et de terreur?!c’est incomprehensible ce delire!
taslim, le 25/10/2007 innocents
effectivement je trouve que l’islam est devenu le centre d’interet des journalistes.pourquoi?ça fait vendre.donc on utilise à tord ou à travers les termes « islamistes », »integristes », »terroristes ».Ca suffit.Laissons donc ces simples musulmans vivre en liberté, auprès de leur famille.en ce qui concerne les testaments, les gens les rédigent,soit atteints de maladies graves, soit à 90 ans alors qu’on ne sait pas l’age auquel nous allons mourir.il est donc logique d’en écrire jeune.enfin, je tiens à souligner le fait qu’il y ait trop d’innocents suspectés de terrorisme pour le simple fait d’etre assidu à ses prières quotidiennes.j’espère que la justice fera son travail et que, comme son nom l’indique, elle sera juste.
kanbo, le 25/10/2007 « tous au front »…a condition qu’il soit bien bas !
Encore une fois messieurs les « journalistes » , vous vehiculez de l’amalgame et point d’infos.Vous presentez ces personnes comme djihadistes , islamistes, dans leur ensemble…ou est votre vrai travail celui de l’investigation , de la verification des données…vous vous contentez de faire passer le discours officiel quitte a mettre dans le meme panier activistes , sympathisants ou simples croyants.Ici aussi au Pays Basque des arrestations ont lieu, en nombre sans que pour autant tous soient terroristes..Alors tachez d’attendre les conclusions de l’enquette avant de stigmatiser les uns , les autres, cela appaisera la douleur des familles et redorera votre blason.Je parle en tant que pere d’un des interpellés.
Antoine_T, le 25/10/2007
Les testaments
Bonjour,
On entend souvent parler de testaments dans ces arrestations, je tiens juste à préciser que c’est une chose tout à fait normal en islam et même recommandé comme l’atteste cette parole prophétique : « Il est du devoir de chaque musulman, qui veut léguer quelque chose, de ne pas laisser passer deux années consécutives, sans coucher ses legs dans un testament, qu’il gardera soigneusement.  »
Dans son testament,le musulman doit demander à sa famille d’accepter avec patience le décret divin s’il venait à mourir, mentionner comment ses biens seront partagés conformément au droit musulman, préciser s’il a des dettes impayées, indiquer la personne en charge de laver son corps comme cela fut le cas dans le testament d’un des jeunes arrêtés en février dernier, hors en islam les sources mentionnent que le martyr tombé au combat ne doit pas être lavé, il faut donc cesser de nous parler de ces testaments comme étant les dernières volontés d’un homme avant de se faire sauter.
Cordialement



https://www.lejdc.fr/saint-leger-de-fougeret/faits-divers/2018/01/10/le-sejour-eclair-dans-la-nievre-en-2001-du-jihadiste-thomas-barnouin-recemment-arrete-en-syrie_12695545.html#refresh

Le séjour éclair dans la Nièvre en 2001 du jihadiste Thomas Barnouin, récemment arrêté en Syrie


Publié le 10/01/2018 à 19h14

Le séjour éclair dans la Nièvre en 2001 du jihadiste Thomas Barnouin, récemment arrêté en Syrie
L’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret © Siège NEVERS
 
Le jihadiste français Thomas Barnouin, arrêté en Syrie en décembre, est passé par l’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret en 2001. Un passage éclair : il a quitté l’établissement après des problèmes de discipline, qui ont été sanctionnés par l’établissement.
 
Thomas Barnouin, ce jihadiste français de 36 ans, originaire d’Albi (Tarn) et arrêté en Syrie peu avant Noël, a étudié à l’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret au début des années 2000. Ou tout du moins tenté d’apprendre puisqu’il est resté étudiant en langue arabe dans cet établissement proche de Château-Chinon pendant seulement à peine… un mois alors que son cursus devait durer deux ans.

Inscrit en octobre 2001, fraîchement converti à l’islam, il a quitté le Morvan après le conseil de discipline de l’Institut devant lequel il avait été convoqué. « Quinze jours après son arrivée, il a eu des problèmes avec un autre étudiant », se souvient le directeur, Zuhair Mahmood. Selon le chef d’établissement, qui a retrouvé son dossier, le jeune homme s’est emparé d’une cassette audio de chants religieux appartenant à un autre étudiant et l’a détruite. La victime s’en est plainte.

Il est parti de l’établissement après un conseil de discipline


Le conseil de discipline a convoqué le responsable de la dégradation. Il lui a alors été fait obligation de rembourser la cassette et une sanction a été prononcée à son encontre.

Avertissement ? Exclusion… ? Aucune trace dans les archives de l’époque mais « c’était au moins un avertissement », indique Zuhair Mahmood. Thomas Barnouin a fait ses valises et n’est plus jamais revenu. Depuis, le directeur n’en a plus entendu parler.

Selon une dépêche de l’Agence France Presse en date du mercredi 27 décembre, Thomas Barnouin, « vétéran de la nébuleuse jihadiste du Sud-Ouest dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain, […], est tombé à la mi-décembre aux mains des combattants kurdes en Syrie, où il était parti se battre en 2014 ».

Et d’ajouter que l’Albigeois a été arrêté par les Unités de Protection du peuple kurde (YPG) dans la région d’Hassaké (nord-est).

Ludovic Pillevesse



https://www.lejdc.fr/saint-leger-de-fougeret/vie-pratique-consommation/faits-divers/2015/11/18/attentats-l-ecole-coranique-de-saint-leger-de-fougeret-attaquee-sur-rmc_11669894.html

Attentats : l’école coranique de Saint-Léger-de-Fougeret attaquée sur RMC


Publié le 18/11/2015 à 20h36

Attentats : l'école coranique de Saint-Léger-de-Fougeret attaquée sur RMC
« Quand une mosquée n’a pas un imam connaisseur à la fois de la religion et des mœurs du pays, toutes les dérives sont possibles », nous livrait en janvier dernier, après les attentats, le directeur de l’IESH, le Dr Mahmood Zuhair.? © MASSON Christophe

« La France a peur. » L’historique déclaration de Roger Gicquel n’a pas fini de faire des émules. Surtout dans le contexte actuel où la première ampoule qui claque… provoque la panique. Que dire alors d’un pétage de plomb en direct.
 
C’est ce qui s’est produit mardi matin dans l’émission les Grandes Gueules sur RMC, quand, au cours d’une spéciale consacrée aux attentats de Paris, l’un des participants, Pascal Perri, a lancé : « J’ai une petite information, il y a une école coranique dans un petit village du Morvan Nivernais, ce n’est pas la banlieue, à Saint-Léger-de -Fougeret exactement, qui est gardée par des hommes armés et dans laquelle les imams prêchent de façon quotidienne la soumission des femmes aux hommes ».

> Ecoutez le podcast de l’émission

Et cet économiste de poursuivre : « Que fait le préfet, que font les élus locaux ? ». Il n’en fallait pas moins pour susciter la crainte des auditeurs nivernais quant à leur sécurité et plusieurs nous ont écrit pour vérifier cette terrible affirmation, partie dans la nature comme une… traînée de poudre.

Contacté, hier, Pascal Perri, semblait un peu gêné aux entournures, affirmant que, concernant les hommes armés, « ces propos lui venaient de gens qui avaient travaillé à l’intérieur… ». Employés dont nous n’aurons pas l’identité pour nous assurer de la véracité de leurs déclarations.

Concernant l’éducation à la soumission, notre animateur croit se souvenir « s’être rendu une fois à ce centre, il y a très longtemps, lors de son inauguration (1) ». On peut aisément penser que ce jour-là, le personnel a proféré des allégations misogynes pour satisfaire la curiosité des visiteurs. Histoire qu’ils ne partent pas les mains vides.

L’exercice radiophonique n’a pas fait rire du tout du côté de l’Institut Européen des Sciences Humaines. Son directeur, le Dr Mahmood Zuhair, se dit « sous le choc ». « Nous allons porter plainte, demander un droit de réponse »… Et le responsable de l’établissement de poursuivre : « Comment quelqu’un, avec ce qui s’est passé, peut-il parler ainsi de notre institution ? C’est inacceptable, c’est de la bêtise. Nous faisons certes l’apprentissage du Coran, mais parler d’école coranique, le message qui est diffusé semble clair ».

Du côté de la préfecture, malgré l’attaque frontale sur l’attentisme, on préfère garder le silence et reconnaître, que l’IESH « est un lieu sensible ». Ce que nous confirme le maire de la commune, Bernard Detilleux, qui, joint hier soir, a évoqué les simples contrôles de gendarmerie qui avait eu lieu sur les routes de Saint-Léger mardi, tout en précisant bien qu’il « n’avait jamais vu une seule arme dans le centre ». Affirmation vérifiée auprès de tous les journalistes qui ont eu l’occasion de visiter ce centre.

Quant aux autres élus incriminés, ils se sont dits complètement interloqués par ces propos dont la portée ternit aussi l’image de la Nièvre. Et comme pour souligner cette incongruité, l’un d’eux souligne la présence des membres de cette école à Nevers derrière un drapeau français lors de la minute de silence de lundi.

Une minute, c’est le temps de cette intervention sur les ondes de RMC.

Jean-Philippe Bertin
Rédacteur en Chef

(1) C’était en 1991. Le centre fêtera en 2016 ses 25 ans.


mercredi 10 janvier 2018

Le mythomane manque de crédit : quel scoop !


Les écrits du malade mental au clavier – son « arme » – sont toujours aussi incroyables…

Notons tout de même qu’en moins d’un an ce « génie » autoproclamé qui depuis des lustres écrasait de sa prétendue supériorité en tout l’ensemble des internautes francophones a bien voulu reconnaître :

1°/ le 2 avril 2017, que finalement il n’est peut-être pas aussi compétent en droit que jusque-là il le laissait accroire à son auditoire de « gogos », auquel il assénait quasi quotidiennement depuis des années quantité d’assertions toutes plus fausses les unes que les autres, et même, que dans ce domaine comme dans tous les autres, il pourrait bien, en réalité, être « nul de chez nul » (sic) – oui, je le lui confirme ici même et en direct, il est bien nul…

2°/ le 8 janvier 2018, que le « modeste génie à QI médiocre » qu’il serait selon ses dires n’a « que fort peu de crédit auprès du troupeau », qu’il peine de plus en plus à convaincre de toutes ses inventions délirantes me concernant – la femme ingénieur que je suis serait en réalité une prostituée débile mentale et malade mentale, un « cas lourd psychiatrique », etc, etc… ce qui est en effet de plus en plus difficile à « gober », même pour les « gogos » les plus crédules parmi tous ceux qui le lisent, quand dans le même temps il les informe aussi du fait que je n’ai aucun problème à mettre en échec l’avocat spécialisé que ses amis et complices lui paient pour poursuivre sur le plan judiciaire tous les harcèlements dont ils se rendent coupables à mon encontre depuis l’année 2008 au moins…

Rappelons donc qu’au cours des années précédentes, il avait déjà dû :

- fin août 2010, fermer au public la totalité de son blog Tique Toc;

- au mois d’avril 2011, supprimer de son blog principal tous ses articles de janvier et février 2011;

- au mois de décembre 2012, fermer au public la totalité de ses blogs;

- au mois d’avril 2013, ne rouvrir le principal que commentaires fermés au public;

- au mois de mai 2014, fermer derechef au public la totalité de ce blog;

- fin décembre 2014, à quinze jours de l’attaque du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo, ne rouvrir ce blog que commentaires fermés au public, après en avoir encore basculé dans la partie privée de « très nombreux » articles.

mardi 9 janvier 2018

Nouveau message audio du Toulousain Fabien Clain


C’est sans aucune surprise que je prends connaissance de cette information.

Voir mes publications de ces derniers jours, notamment, précisément, celle du 7 janvier 2018.

Puisque la question se pose de savoir s’il est toujours vivant, je dirai que oui.


https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/nouveau-message-audio-du-toulousain-fabien-clain-voix-daesh-lors-attentats-du-13-novembre-1397609.html

Nouveau message audio du Toulousain Fabien Clain, “voix” de Daesh lors des attentats du 13 novembre


Fabien Clain / © AFP
Fabien Clain / © AFP

Daesh a diffusé le 7 janvier un nouveau message audio lu par le jihadiste toulousain, qui avait, avec son frère Jean-Michel, revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.

Par Fabrice Valery Publié le 09/01/2018 à 10:53

Il s’agit du premier épisode en français d’une série de textes de Daesh, signale le chercheur Romain Caillet, qui a repéré sur internet un nouveau message audio lu par le jihadiste toulousain Fabien Clain : des textes « portant sur la clarification de la doctrine religieuse de l’Etat Islamique », précise Romain Caillet, spécialiste des questions islamistes.

Ce message a été diffusé début janvier. Il est donc lu en français par Fabien Clain et annonce une série de lectures qui pourrait être mise en ligne rapidement. Sa voix et celle de son frère Jean-Michel avait été identifiée dans le message de revendication des attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre 2015.

En revanche, selon Romain Caillet, il n’est pas possible de dater l’enregistrement : il s’est déroulé entre le 15 septembre 2017 (date de diffusion par Daesh de la version du texte en arabe) et le 7 janvier 2018, date de la diffusion de la version française.

La datation est importante : entre ces dates, il s’est passé beaucoup de choses avec l’avancée de la lutte contre Daesh en Syrie et la prise des villes détenues par l’Etat Islamique. Impossible donc de dire que le Toulousain Fabien Clain est toujours vivant.

D’autant que ces dernières semaines ont été marquées par des interpellations notamment par les combattants kurdes, de jihadistes français qui fuyaient la Syrie : l’Albigeois Thomas Barnouin et le Toulousain Mohamed Megherbi ont été arrêtés mi-décembre.

Ce qui est intéressant c’est que ces deux-là faisaient partie de la mouvance de la « filière d’Artigat » (Ariège) d’acheminennt de jihadistes français, condamnés en 2009 par la justice française. Une mouvance dans laquelle on retrouvait Olivier Corel, les frères Merah, les frères Clain, Sabri Essid… A l’exception de Corel (qui serait toujours en France selon des policiers du renseignement) et des frères Merah (Mohamed Merah est mort en 2012, son frère Abdelkader est incarcéré depuis cette date), les autres ont réussi à partir de France, vraisemblablement en 2014, pour rejoindre la Syrie. Au nez et à la barbe des services français.

lundi 8 janvier 2018

4 janvier 2018 : deux retours de vacances sur Satanistique !



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(Pas de lien référant)
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(Pas de lien référant)
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(Pas de lien référant)
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