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dimanche 17 décembre 2017

A Béziers, une campagne d'affichage de Robert Ménard déclenche un tollé


NEMROD34 s’est enfin réconcilié avec son ancien maire, tellement bien que ce dernier lui confie désormais la conception de toutes les campagnes d’affichage de sa ville.

Enfin bon, c’est tout comme…

Sauf que Robert Ménard se fait huer quand au contraire l’adepte de bondage hyper violent est acclamé par tous ou presque, notamment toute une bande de prétendues « féministes », sa complice la proxénète Josette Brenterch du NPA de Brest en tête.

Mais le premier se contente de mots et d’images quand les autres agissent, et c’est sans aucun doute chez lui une vile faiblesse.

L’avait qu’à rester à la LCR, aussi, et il n’aurait pas eu d’ennuis, ou en tous les cas, sûrement pas plus que Charlie Hebdo avant certaines campagnes…

Cela dit, contrairement à ce qu’affirment certains journalistes, la justice ne lui a pas donné raison de faire campagne avec les mots et les images qu’il lui est reproché d’avoir employés, elle a seulement constaté que les demandes en référé dont elle était saisie n’étaient pas fondées car les affiches litigieuses avaient déjà été retirées.

C’est quand même incroyable d’être servile à ce point-là…



http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/affiches-polemiques-a-beziers-la-justice-rejette-la-requete-d-associations-feministes-7791446057

Affiches polémiques à Béziers : la justice rejette la requête d’associations féministes


La campagne d’affichage en faveur du TGV dans la ville de Béziers avait suscité un tollé lundi 11 décembre, entraînant le retraits des affiches par la mairie. Quatre jours plus tard, la Justice semble pourtant lui donner raison.


Robert Ménard le 18 mai 2015, à Toulouse.
Robert Ménard le 18 mai 2015, à Toulouse. Crédit : REMY GABALDA / AFP
publié le 15/12/2017 à 16:48


Robert Ménard avait fait retirer les affiches polémiques des rues de Béziers. Jeudi 14 décembre, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours de plusieurs associations féministes déposé à l’encontre des affiches polémiques affichées dans la ville de Robert Ménard.

Selon une information de France Bleu Hérault, la requête avait été déposée par des associations féministes : les « Chiennes de Garde », « Les Éffronté-e-s », « Osez le féminisme, « Le Collectif 13 Droit des femmes » et « Mouvement citoyennes maintenant ». La justice a donc estimé que leur requête pour le retrait des affiches était infondée. Une ordonnance de non-lieu à statuer à été prononcée, toujours selon France Bleu.

Lundi 11 décembre, dès le premier jour de la publication d’une campagne d’affichage en faveur du TGV à Béziers, un des visuels avait fait réagir de nombreux responsables politiques. Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, avait dénoncé dénoncé une « campagne une fois de plus odieuse ».

« Une décision logique » selon la ville de Béziers


Le lendemain du début de la polémique, mardi 12 décembre, la ville de Béziers avait annoncé le retrait des affiches polémiques. Concernant la décision du tribunal administratif de Montpellier, la mairie dirigée par Robert Ménard a réagi dans un communiqué. « La Ville de Béziers se félicite de cette décision logique et tient à rappeler que l’unique scandale serait celui de l’abandon de ce projet vital pour le sud de la France ».

La municipalité affirme que « cette campagne d’affichage ‘polémique’, prévue dès le départ pour ne rester en place que 48 heures, n’avait pas d’autre objectif que celui d’interpeller l’État et le grand public ».


La rédaction vous recommande
 


https://www.francetvinfo.fr/politique/robert-menard/robert-menard-un-habitue-des-campagnes-chocs_2514981.html

Robert Ménard, un habitué des campagnes chocs


Le maire de Béziers a été vivement critiqué pour sa nouvelle campagne choc en faveur de l’arrivée d’une ligne de TGV dans sa ville. Toutefois, ce n’est pas la première fois qu’il se fait remarquer pour ses campagnes de communication.


Mis à jour le 14/12/2017 | 17:30
publié le 14/12/2017 | 17:30

La dernière campagne d’affichage de Robert Ménard, maire de Béziers élu en 2014 avec le soutien du FN, a provoqué un tollé. Lundi 11 décembre, la mairie avait placardé dans la ville des affiches en faveur d’une ligne de TGV, dont le maire réclame l’arrivée « depuis 30 ans ». Mais avec cette campagne, Robert Ménard est accusé de s’être inspiré d’un fait divers sordide.

Avec cette affiche, il « l’a tuée une deuxième fois »


Sur l’une des affiches, une femme est ligotée sur des rails et hurle à l’approche d’une locomotive à vapeur, accompagnée du commentaire « Avec le TGV, elle aurait moins souffert ». Le problème, c’est que cette situation rappelle un drame terrible d’Eure-et-Loir datant de juin 2017. Une femme, mère de quatre enfants, avait été percutée par un train après avoir été attachée sur les rails par son mari. L’ancienne ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, a accusé Robert Ménard de l’avoir « tuée une deuxième fois ».

L’intéressé, qui a affirmé ne rien savoir de ce fait divers, estime que cette image fait référence au cinéma : « C’est une image de western ». Il s’est défendu sur Europe 1 du choix des images pour cette campagne : « Si je faisais une campagne institutionnelle comme les élus le font d’habitude, comme les mairies, les collectivités le font, ça ne vous intéresserait pas. » Depuis, les affiches ont été retirées.

Adepte des polémiques


Ce n’est pas la première fois que Robert Ménard se fait remarquer pour ses campagnes chocs. En septembre dernier, il avait déjà suscité la polémique avec une affiche où il comparait la baisse des dotations accordées par l’État aux communautés territoriales à des violences conjugales : « L’État étrangle nos communes ».

En 2015, sa campagne sur le terrain avec les migrants avait aussi été très critiquée : « Monsieur, vous n’êtes pas le bienvenue dans cette ville. On ne rentre pas en fracturant les portes » disait-il à un migrant.

Dans le journal municipal de Béziers, il n’hésite pas non plus à récupérer des figures politiques, comme Jean Moulin. Le titre de la publication « Nous, on ne l’oublie pas » avaient enflammé les réseaux sociaux, les internautes avaient dénoncé une récupération politique de l’élu.


La Corée du Nord future plus grande puissance nucléaire et militaire ?

Je ne sais ce que fait NEMROD34 à Pyongyang mais il a l’air de s’y plaire.

Est-ce en raison des récentes déclarations de la super diplomatie nord-coréenne ?

Rappelons que le malade mental au clavier – son « arme » – a lui aussi parlé ces derniers temps de dégainer sa bombe à neutrons.

Par ailleurs, l’autorité britannique du nucléaire me lit toujours très régulièrement.


https://fr.sputniknews.com/defense/201712161034358041-pyongyang-puissance-nucleaire/

Corée du Nord

Pyongyang jette la lumière sur ses intentions en tant que puissance nucléaire



© Sputnik. Ilya Pitalev
Défense
08:11 16.12.2017(mis à jour 16:04 16.12.2017) URL courte


Le fait que la Corée du Nord devienne une puissance nucléaire est irréversible, a déclaré le représentant permanent de la Corée du Nord auprès de l’Onu, tout en assurant que son pays se comporterait de manière responsable.

La RPDC (République Populaire Démocratique de Corée) a l’intention de devenir la plus grande puissance nucléaire et militaire, tout en se comportant de manière responsable pour prévenir la prolifération des technologies nucléaires, a déclaré vendredi le représentant permanent de la Corée du Nord auprès de l’Onu, Ja Song Nam.

Selon le diplomate nord-coréen, la communauté internationale doit comprendre que la Corée du Nord «ne va pas à l’encontre des intérêts des autres pays».

«Nos armes nucléaires ne sont destinées qu’à des fins d’autodéfense et au maintien de la sécurité dans la région», a déclaré Ja Song Nam, en accusant les États-Unis de mener une politique hostile à l’égard de Pyongyang et de renforcer leur présence militaire dans la région.

«Quoi qu’on en dise, la RPDC avancera victorieusement et se développera jusqu’à devenir la plus grande puissance nucléaire et militaire mondiale», a-t-il déclaré, en précisant que Pyongyang ne menace personne et ne va pas à l’encontre des intérêts d’autres pays.


Kim Jong Un
© REUTERS/ KCNA
 
Kim Jong-un: la Corée du Nord, une force nucléaire au terme d’un «combat défiant la mort»


Ja Song Nam a assuré au Conseil de Sécurité que la RPDC était «une puissance nucléaire» et «un État pacifique», respectant le régime de non-prolifération des armes de destruction massive et ayant l’intention de créer «un système parfait» afin de prévenir la prolifération des armes et des technologies nucléaires. Il a souligné que si le Conseil de sécurité de l’Onu voulait traiter des questions de prolifération nucléaire, il devrait en premier lieu porter son attention sur le comportement des États-Unis, dépensant «des sommes pharaoniques pour moderniser leurs armes nucléaires».Les tensions sur la péninsule coréenne sont montées d’un cran fin novembre, après que la Corée du Nord a effectué un nouveau lancement de missile pour la première fois depuis septembre 2017. Selon le gouvernement nord-coréen, le missile de type Hwasong-15 a survolé 950 kilomètre, en atteignant l’altitude de 4.475 kilomètres, pendant 53 minutes. Pyongyang a également déclaré que ce missile pouvait porter une ogive nucléaire et atteindre le territoire américain.

Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni vendredi pour discuter de la situation sur la péninsule coréenne. Tous les pays ayant participé à cette séance ont déploré le refus de Pyongyang d’arrêter son programme balistique et nucléaire, en déclarant qu’ils ne reconnaissaient pas la RPDC comme étant une puissance nucléaire.


Lire aussi:


Au seuil de la guerre nucléaire: la psychologie des aspirations de Pyongyang
 
Pyongyang cite les conditions du début d’un dialogue avec Washington
 
Pyongyang dit rester attaché au principe de non-prolifération nucléaire



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Du nomadisme d'un de mes lecteurs les plus assidus...


Et il croit que ça ne se voit pas…



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Renvoi du procès Tron : une victoire à double trenchant pour la défense


« Car celui qui est innocent, il s’empresse d’aller s’expliquer », dixit l’avocat général.

Or, l’accusé Georges Tron a demandé et obtenu un renvoi de son procès après quatre jours d’audience sans avoir jamais été interrogé sur les faits.

Cela dit, l’hyper porc du Front National qui se présente partout comme un vieux copain de Marine Le Pen fait bien mieux : autant que possible, il achète magistrats et avocats des victimes, si bien que dès le dépôt de plainte de l’une d’elles est en fait programmée la condamnation de celle-ci à une amende civile pour procédure abusive d’un montant de 10000 € (bien dix mille euros !), sans aucune enquête préalable ni aucune forme de procès. Il est donc interdit d’interdire quoi que ce soit à ce vieux pote de Marine Le Pen qui avec sa grande copine la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest est à l’origine de la mort de Clément Méric au mois de juin 2013, l’un et l’autre ayant manifestement chauffé les jeunes belligérants des deux bords jusqu’à l’affrontement fatal…

Tous les deux connus comme des pervers et manipulateurs de haute volée, ces deux extrémistes prétendument opposés complotaient ensemble depuis longtemps.


http://www.europe1.fr/societe/vociferations-et-terrorisme-le-proces-tron-renvoye-dans-les-injures-3522152

« Vociférations » et « terrorisme » : le procès Tron renvoyé dans les injures


21h28, le 15 décembre 2017, modifié à 21h53, le 15 décembre 2017
 
"Vociférations" et "terrorisme" : le procès Tron renvoyé dans les injures
Le procès de l’ancien secrétaire d’Etat a tourné court vendredi après seulement quatre jours d’audience sur les neuf prévus@ JACQUES DEMARTHON / AFP
 

Dans une ambiance délétère, le procès de l’ancien secrétaire d’Etat a tourné court vendredi après seulement quatre jours d’audience sur les neuf prévus.


DANS LA SALLE D’AUDIENCE

 »On est arrivés à un point particulièrement regrettable. » Il est 9h30 devant les assises de Bobigny et Antoine Vey, l’un des avocats de Georges Tron, ne voit déjà plus d’issue à son procès. S’il avait été là, c’est probablement l’autre conseil de l’accusé, Eric Dupond-Moretti, qui aurait attaqué le premier. Mais le ténor est retenu au palais de Justice de Paris, et son associé assume pleinement sa responsabilité. « Nous estimons qu’à l’heure actuelle, les débats ne pourront plus être suffisamment sereins », assène-t-il. « Nous allons être contraints de demander le renvoi du procès. »

« Une position impossible ». Sur le banc des parties civiles, Eva Loubrieu interroge son avocat du regard, visiblement perdue. En ce vendredi matin, c’est elle qui devait être interrogée par la cour sur les faits de viols et d’agressions sexuelles qu’elle dit avoir subis. La séance de questions a déjà plus de 24 heures de retard sur le planning initial. La femme mince, cheveux noirs en chignon, comprend que cela risque, à nouveau, de ne pas être pour aujourd’hui.

Antoine Vey déroule. La demande de renvoi est d’abord raccrochée à la diffusion, jeudi soir, d’un sujet d’Envoyé Spécial sur l’affaire. Intitulé « un maire aux assises : celle qui accuse », le documentaire donne largement la parole à la deuxième plaignante, Virginie Ettel, à son avocat et à un témoin à charge. « Diffuser ce type de reportage nous place dans une position impossible », explique le conseil. L’argument était attendu. Le second l’est un peu moins.

« Qui n’a pas vu les attaques contre le président dans la presse et dans les tweets ? », demande l’avocat. Une référence à l’interrogatoire de Virginie Ettel par le magistrat, la veille et dont les questions, parfois maladroites, ont été largement commentées. « Le fait qu’un président d’assises soit mis en cause, dans des termes particulièrement violents, nous fait penser que Monsieur le président ne va pas oser poser toutes les questions », lance Me Vey.  Pour justifier leur opposition à la demande de renvoi, l’avocat général et ceux des parties civiles emploient la même expression : « écran de fumée ». Les termes du débat sont sur la table. La cour se retire pour statuer.

« Cette conversation était confidentielle ! » A 14 heures, il fait déjà presque nuit dans le hall du Palais de justice. On entend résonner la pluie sur le toit lorsque le président entame la lecture de la décision. Le premier argument en donne déjà le sens : « considérant que la diffusion du reportage relève de la liberté d’information… » Sur le banc des parties civiles, les avocats se serrent  la main, à la manière des membres d’une équipe sportive qui a gagné. « Il convient de rejeter la demande de renvoi sollicitée », conclut Régis de Jorna, qui s’apprête à faire lever Eva Loubrieu pour l’interroger.

Je crois même qu’il a été dit que vous préféreriez que ce soit une femme qui préside ce procès.
 
Mais Eric Dupond-Moretti, de retour, tire le premier. « Bien. Je vais dire les choses telles qu’elles méritent d’être dites. » Les regards se font inquiets. Et sous l’œil sidéré de la cour, le ténor, visiblement agacé, lâche une bombe. « Je crois, monsieur le président, qu’il a été dit que vous vous interdisiez un certain nombre de questions. Je crois même qu’il a été dit que vous préféreriez que ce soit une femme qui préside ce procès. L’avez-vous dit, monsieur le président ? » Il hurle désormais : « vous l’avez dit, oui ou non ? » Sur le banc d’en face, Me Touboul, avocate d’Eva Loubrieu, explose : « Cette conversation était confidentielle ! »

La scène est chaotique. Sous les cris, on distingue les sanglots lourds d’Eva Loubrieu. Virgine Ettel pleure aussi, les mains sur les oreilles. Le président est tremblant. Il hausse la voix : « Ça a été dit, mais dans un cadre privé ! » Les avocats s’époumonent tous en même temps, mais c’est Eric Dupond-Moretti qui parle le plus fort : « vous avez même dit que le hashtag ‘ton porc’ vous le craignez ! » Eva Touboul fulmine : « Il faut appeler le bâtonnier, là ! »  Régis de Jorna bafouille qu’il est d’accord. Suspend l’audience. Dans le prétoire, quelques étincelles fusent encore : « Vous n’avez aucun principe. Vous n’êtes pas un avocat ! »

« Il ne manque que cinq Femen, seins nus. » L’incident laisse la salle d’audience comme un champ de bataille après le combat. Eric Dupond-Moretti vient de briser « la foi du Palais », un principe qui veut que la tenue des conversations entre magistrats et avocats reste secrète. Les propos qu’il attribue au président ont été prononcés le matin, lors d’une réunion préliminaire à l’audience, dans le bureau du président. Ils n’auraient jamais dû le quitter.

Me Valérie Grimaud, bâtonnier de l’ordre de Seine-Saint-Denis, échange avec un camp puis l’autre. Mais le mal est fait. Dans la salle vide des membres de la cour qui doit le juger, Georges Tron fait les cent pas, semblant trouver le temps long. Trois heures passent et la sonnerie retentit enfin : pour la deuxième fois, l’audience est reprise. Ces trois mots prononcés, le président passe la parole au principal agitateur de la défense, dont le ton s’est fait grave.

Est ce qu’on imagine le magistrat qui présidait l’affaire Merah dire : « je préférerais que ce soit un président musulman » ?
 
« J’ai été interrompu par des vociférations », commence Eric Dupond-Moretti. L’avocat rappelle que le principe de foi du palais n’est pas inscrit dans le code pénal : « sa limite, c’est l’intérêt supérieur de celui qu’on a l’honneur de défendre. » Il se tourne vers le juge : « vous nous avez fait part d’états d’âme qui vous honorent. (…) Vous avez été hashtagué ‘mon porc’ (sic). Il y a une tension, il y a un militantisme dans ce procès.  C’est devenu une espèce d’enceinte où l’on vient militer. Je ne pensais pas voir ça ici. Il ne manque que cinq Femen, seins nus ! »

« Vous devez aller au bout de la démarche ». Le ton se fait moins bienveillant à l’égard du magistrat, dont la défense demande à ce que les propos soient consignés par le greffe, puisqu’ils sont désormais publics. « Vous auriez préféré que ce soit une femme qui préside. Est-ce qu’on imagine le magistrat qui présidait l’affaire Merah  dire : ‘je préférerais que ce soit un président musulman ?’ », lance « Acquittator ». « On ne peut pas continuer comme ça, pour l’image de la justice. (…) Je vous demande de réfléchir sereinement. Ces propos sont dits, vous les avez assumés. Vous devez aller au bout de la démarche. »

Le tour de parole est l’occasion des dernières anicroches d’un procès déjà enterré. « Cette tension n’est aucunement le fait des parties civiles, elle est intégralement de la responsabilité de la défense », lance Me Alexandre-M. Braun. « C’est du terrorisme judiciaire. » L’avocat général s’en mêle et n’emploie même pas le conditionnel : « Ca va sonner faux dans la population, on le sait fort bien. Qu’est-ce qui va être retenu ? Que Georges Tron échappe à ses responsabilités, c’est tout. Car celui qui est innocent, il s’empresse d’aller s’expliquer. »

Cette fois, la cour n’a besoin que de quelques minutes pour trancher et ordonner le renvoi de l’affaire à une session ultérieure. Son écharpe déjà autour du cou, Georges Tron échange quelques mots avec ses soutiens, présents lors des quatres jours d’un procès qui aurait dû en compter neuf. Il n’aura jamais été interrogé sur les faits.




http://www.europe1.fr/societe/aux-assises-pour-viols-georges-tron-evoque-de-simples-conversations-3519140

Aux assises pour viols, Georges Tron évoque de simples « conversations »


20h56, le 12 décembre 2017, modifié à 21h24, le 12 décembre 2017

Relativisant sa pratique de la réflexologie, l’ancien secrétaire d’Etat s’est montré très sûr de lui au premier jour de son procès, mardi à Bobigny.


DANS LA SALLE D’AUDIENCE

Aux assises, les deux accusés n’ont en commun que le banc sur lequel ils se trouvent. La soixantaine flamboyante, Georges Tron entre tout sourire, silhouette fine, chevelure poivre et sel, tirant désormais sur le blanc. Veste de costume sombre, pantalon de velours bordeaux, chemise à fin carreaux et cravate prune, l’édile continue de jauger l’assistance une fois assis, visiblement sûr de lui. Pour deviner Brigitte Gruel, le public est, au contraire, contraint de tendre le cou. Entrée dans la salle capuche sur la tête et le visage dissimulé par son avocat, l’ancienne adjointe à la Culture ne retire ses larges lunettes de soleil qu’après plusieurs minutes. « Mère au foyer », répond-elle d’une voix chevrotante lorsqu’on lui demande de décliner sa profession. « Élu local », répond son co-accusé, le menton haut. Tous deux encourent vingt ans de prison pour viols et agressions sexuelles en réunion.

« Passion pour la chose publique ».  »On veut connaître le Georges Tron privé, vos grandes étapes de vie. Mais aussi, je dirais, le Georges Tron public. Les liens entre les deux, et enfin votre passion pour la réflexologie », entame le président, aux questions bien peu incisives. Parfaitement à l’aise, l’accusé retrace un parcours « choisi », d’une scolarité « pas exceptionnelle, avec un tropisme littéraire assez marqué » à sa « passion pour la chose publique », en passant par des études de droit. Passé par le Conseil de Paris et le cabinet d’Edouard Balladur, il est élu député pour la première fois en 1993. Puis maire, et député à nouveau, etc. « Je n’ai, en fait, connu qu’une seule défaite électorale. C’était aux législatives de 2012, en plein cœur de l’affaire. »

« L’affaire » éclate le 24 mai 2011, une dizaine de jours après l’arrestation spectaculaire de Dominique Strauss-Kahn. « Ma matinée se passe très bien », se souvient Georges Tron. « Et là, j’ai un message d’une journaliste, qui me demande de la rappeler. Je m’exécute et elle m’apprend ce qu’il se passe. » S’en suivent « quatre jours de pression médiatique très forte » et une démission de son poste de secrétaire d’Etat à la Fonction publique. « Je l’ai fait par solidarité. Quand on fait partie d’une équipe, il faut la préserver. »

« Des médecines alternatives ». Georges Tron se tient droit, esquivant les questions à grand renfort de rhétorique : « permettez-moi de vous répondre de la manière suivante…  » Le président tente d’aborder les fameuses séances de réflexologie plantaire qui auraient servi, selon les deux plaignantes, de préalable à des agressions sexuelles. Le maire retrace volontiers la naissance de son intérêt pour la discipline. « J’y suis venu à partir d’une grave entorse, suite à un accident de ski, dans les années 1980. Immobilisé, j’ai découvert l’ensemble des médecines alternatives, en grande partie d’inspiration asiatique. » Et de raconter ses lectures, ses échanges, la co-fondation de l’Association pour l’alternative en médecine.

Mais du déroulé des fameuses séances de réflexologie, la cour n’obtient aucun détail. « J’ai décidé que mon investissement se traduirait de façon concrète », répond évasivement l’accusé. « Est-ce que vous proposez le sujet de la réflexologie à des personnes qui viennent vous voir pour ça, ou est-ce qu’il vous arrive… de les orienter vers ce thème ? », bafouille le président. « Il s’agit de simples conversations », balaie l’édile. « Je suis très ferme là-dessus : quiconque décide de ne pas entrer dans ces conversations peut le refuser. »

« Un outil pour me nuire ». Le magistrat revient à la charge : « mais la question du consentement se pose tout de même… «  »Du consentement ? C’est la question de l’existence des faits eux-mêmes qui se pose ! », intervient le conseil de l’accusé, Me Dupond-Moretti. Georges Tron laisse passer les invectives et reprend la main. « C’est le cœur des attaques qui ont été portées contre moi, mais ça n’a strictement posé aucun problème, d’aucune nature, ni privée, ni publique, jusqu’à ce 24 mai 2011. Alors que mon association avait pignon sur rue… »

La réflexologie est devenue un outil pour me nuire
 
Comment, alors, expliquer les plaintes ? La question n’a pas encore été posée, mais le maire de Draveil l’anticipe, dessinant, au milieu de son interrogatoire de personnalité, la thèse du complot. « Jusqu’en 2009, les élections se passaient bien dans ma ville, dans un climat normal. Et puis, il y a eu l’apparition sur la scène politique de la famille Le Pen. » Philippe Ollivier, demi-frère de l’actuelle présidente du Front national, s’est en effet présenté face à lui cette année-là, rappelle le président. « Dès le début, à la façon dont ils ont nourri le débat local, on a su que les choses allaient changer », lâche l’accusé. « La réflexologie est devenue un outil pour me nuire. »

Une porosité entre vie privée et publique. L’audience, très tendue, a déjà pris du retard. Le président souffle et passe le relais à Éric Dupond-Moretti. « On vous a limité à un ministre passionné de réflexologie, vous n’êtes pas que cela », tonne le conseil. L’avocat fait égrener à son client les prénoms et dates de naissance de ses trois filles et de son petit-fils. L’interroge sur sa femme, qu’il reconnaît avoir trompé « une unique fois en 35 ans ». « Je n’ai aucune fierté à l’avouer ici, c’était un choix personnel que j’assume », dit l’ancien secrétaire d’Etat, la tête toujours haute.

Par le biais des proches, on en revient à la réflexologie, pratiquée, de l’aveu même de l’accusé « dans le cadre familial ». N’y avait-il pas une porosité entre ces usages privés et la vie publique de Georges Tron ? « Probablement que si », souffle le maire. « Naïvement, je n’ai pas pensé que ça pouvait être détourné et devenir dangereux. »

Europe1
Par Margaux Lannuzel

jeudi 14 décembre 2017

Justice, psychiatrie : pourquoi rien ne fonctionne en France


Un magistrat l’a dit à une journaliste de Rue89 à propos des hospitalisations psychiatriques sous contrainte :

« Si nous prononcions beaucoup de mainlevées, est-ce que cela ne voudrait pas dire, au contraire, qu’il y a d’importants dysfonctionnements ? »

Et voilà : à quelques exceptions près, aucun fonctionnaire français n’est jamais contredit par un autre fonctionnaire français, et les RIPOUX de ce pays, finalement sans foi ni loi, ne sont pas inquiétés, car il ne s’agirait pas que les décisions qui en toute logique devraient s’imposer en vertu des lois de la République puissent faire ressortir d’importants dysfonctionnements dans tel service public ou telle administration.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ne changeons rien…

De nombreux abus conduisent régulièrement à réviser les procédures, modifier les lois ou en créer de nouvelles ?

Ignorons-les…

Le recours au juge dans la procédure d’hospitalisation sous contrainte ne sert à rien, les chiffres en attestent : alors que l’instauration en 2011 de ce contrôle des hospitalisations sous contrainte aurait dû en réduire le nombre, celui-ci au contraire n’a cessé d’augmenter, ce que personne ne dit au public…

Où sont donc passés les journalistes d’investigation ? L’espèce serait-elle totalement éteinte ?



https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/la-vie-materielle/20171213.OBS9240/psychiatrie-dans-la-tete-des-juges-qui-decident-d-interner-sous-contrainte.html

Psychiatrie : dans la tête des juges qui décident d’interner sous contrainte


Psychiatrie : dans la tête des juges qui décident d'interner sous contrainte
Mc Murphy (Jack Nicholson) nous ouvre les portes d’un hôpital psychiatrique au milieu des années 1970, dans Vol au-dessus d’un nid de coucou. (Capture d’écran)

Dans « 12 jours », Raymond Depardon filme le face-à-face entre le patient hospitalisé contre sa volonté et le juge qui décidera de son avenir.



D’un côté, un homme ou une femme interné(e) en psychiatrie sans son consentement. De l’autre, un juge des libertés et de la détention (JLD). Un rendez-vous incontournable, devant avoir lieu dans les douze premiers jours, et pendant lequel le magistrat décide de la poursuite ou non de l’hospitalisation.

« C’est l’une de nos trois attributions depuis la loi du 5 juillet 2011« , explique Laurent Fekkar, membre de l’Union syndicale des magistrats (USM). A la croisée du pénal et du civil, le rôle du juge des libertés et de la détention consiste en effet aussi bien à statuer sur le placement en rétention d’un étranger, la détention provisoire d’un prévenu ou d’un accusé, que l’hospitalisation sous contrainte d’un patient.

Avant de se retrouver sous la caméra de Raymond Depardon, dans la lumière crue et grise des murs de l’hôpital Le Vinatier, en banlieue lyonnaise, cette fonction de la profession était plutôt méconnue. Après avoir vu les dix face-à-face du documentaire « 12 jours », on a eu envie de donner la parole aux magistrats.

« On n’est pas à l’abri que ça nous arrive un jour »


« Ce sont des audiences délicates, il est parfois humainement difficile de les tenir », indique d’emblée la magistrate Nathalie Leclerc-Garret, trésorière de l’USM. « Je crois que peu de choses dans ma vie professionnelle m’ont autant marquée que ces audiences », confiait de son côté « Juge Grise » dans un tweet du 8 octobre dernier.

Au téléphone, cette magistrate ayant été JLD deux ans, jusqu’en août dernier, nous explique :


« L’empathie que l’on ressent est différente. Au pénal, les personnes ont, a priori, commis des actes qu’on ne va pas commettre : je ne me vois pas tuer quelqu’un ou braquer une banque. La psychiatrie, c’est autre chose.

On a tous connu des difficultés, on se dit qu’on n’est pas tout à fait à l’abri que cela nous arrive un jour. C’est ce qui rend modeste, lors de ces audiences. »Dans l’un de ses threads sur le sujet, Juge Grise rapporte d’ailleurs cette parole d’un des psychiatres travaillant à l’unité pour malades difficiles de l’hôpital psychiatrique Cadillac (Gironde), qu’elle avait visitée durant sa formation initiale :

« N’oubliez pas que le plus grand hôpital psychiatrique de France, c’est le métro de Paris. »

 

Lunettes noires et politique


En 2015, 92.000 personnes ont été suivies contre leur gré en psychiatrie (dont 80.000 ont été hospitalisées à temps plein, au moins une fois dans l’année), selon une étude publiée en février dernier par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES).

Un cœur brisé ayant fait une tentative de suicide après une rupture ; un étudiant, poussé à bout par la pression, victime d’une bouffée délirante ou d’une crise suicidaire ; un employé dégoupillant face à des conditions de travail intenables…

Mais aussi des cas plus sévères. L’un des magistrats se remémore un homme, portant tout le temps des lunettes de soleil :

« Il répétait que des gens voulaient lui voler ses yeux et ses pensées. »« Je me souviens d’un patient qui me racontait avoir combattu Daech tout seul ou d’un autre qui soutenait avoir été l’avocat de Jacques Chirac », confie un autre, qui précise que les « délires » sur les hommes politiques – « le Premier ministre a été remplacé par un sosie » – sont un « classique ».

Parmi ces personnes soignées en psychiatrie sans leur consentement – dont une majorité d’hommes (60%) –, près de la moitié souffrent de troubles schizophréniques ou psychotiques (contre 11% en psychiatrie générale) et celles atteintes de troubles bipolaires ou de troubles de la personnalité sont fréquentes, d’après l’IRDES.

« Parfois, on ne sait pas comment les aborder »


Depuis 2011, l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) propose des sessions de formation continue pour aborder le texte de loi et « sensibiliser aux différentes pathologies, au contexte de l’environnement hospitalier et des soins sous contrainte », indiquait à Europe 1 la magistrate Marion Primevert, à la genèse du documentaire « 12 jours » avec la psychiatre Nathalie Giloux.

Mais, « nous ne sommes pas spécifiquement formés à mener des entretiens avec des personnes ayant des troubles psychiques », admet Laurent Fekkar, qui voit en moyenne quatre à cinq patients par après-midi, trois fois par mois. Pendant sa formation initiale à l’ENM, celui-ci a toutefois passé trois jours d’observation dans un hôpital psychiatrique.

Comment instaurer un dialogue avec ces hommes et femmes vulnérables et en souffrance ? « Certains vont être sédatés, prostrés ou mutiques quand d’autres, à l’inverse, vont être excités ou sujets à une logorrhée », décrit Laurent Fekkar, JLD depuis un an à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

« Parfois, on ne sait pas comment les aborder », poursuit Juge Grise. Si le discours commence à s’égarer durant le court temps imparti à l’audience, cette magistrate a une astuce :

« Je dis au patient : ‘On est là pour parler de vous ici, et maintenant. Ce qui m’intéresse, c’est votre état de santé.’ »Car il faut en effet pouvoir traiter tous les dossiers au programme du jour. Parmi les autres précautions des juges, on note aussi :

« Parler lentement, avoir du tact, éviter de fixer le regard… et faire preuve d’humanité. Beaucoup d’humanité », résume Laurent Fekkar, magistrat depuis huit ans. Eviter aussi d’employer un vocabulaire trop jargonneux pour annoncer sa décision (lorsqu’elle est prononcée sur-le-champ, comme dans le film) ou dire par exemple « vous n’étiez pas d’accord » plutôt que « vous avez fait appel ».  

« Je suis juge des libertés. Point »


Au départ, la loi prévoyait que ces audiences se déroulent à l’hôpital, au tribunal ou par visioconférence… « Les malades étaient conduits jusque dans les palais de justice, encadrés d’infirmiers. Ils croisaient parfois dans la salle des pas perdus une personne avec les menottes. Cela pouvait créer un stress supplémentaire », rappelle Nathalie Garret-Leclerc, qui a mené ces audiences en tant que conseillère à la cour d’appel.

Depuis septembre 2013, celles-ci doivent en principe se tenir au sein même de l’établissement où est interné le patient, dans une salle dédiée. La magistrate précise :

« En faisant se déplacer le juge des libertés et de la détention, l’idée est d’être au plus près des malades pour mieux prendre en compte la difficulté de ces audiences. »Mais en appel, les patients et l’avocat dont ils peuvent bénéficier doivent se rendre au tribunal. Et tous les hôpitaux psychiatriques ne mettent pas à disposition une salle pouvant accueillir ces audiences publiques. A Boulogne-sur-Mer, par exemple, les entretiens ont lieu dans un petit bureau du palais de justice, rapporte Laurent Fekkar. Lui trouve cette configuration « plus pratique » pour les magistrats.

En stage, Juge Grise a visité des pièces aménagées comme des salles d’audience au pénal : avec une estrade pour le juge, une barre pour le malade :

« J’ai trouvé ça détestable. Je crois que je me serais arrangée pour faire installer autre chose ! »

 

« Pourquoi vous me parlez
de procédure ? »


La tenue du magistrat, elle non plus, n’a rien d’innocent. Aucun de ceux filmés par Raymond Depardon ne porte sa robe. Lorsqu’elle se rendait en hôpital psychiatrique, Juge Grise choisissait aussi de venir en civil :

« Instinctivement, j’y suis toujours allée habillée normalement pour ne pas impressionner les patients. Rien que la présence d’un magistrat peut leur donner le sentiment d’être coupable, d’être jugé. »Pour se présenter, cette magistrate dit : « Bonjour, je suis juge des libertés. » Et elle s’arrête, « point ». « Là, on ne vient pas pour juger d’une détention provisoire, cela n’a rien à voir. Il est important de mettre en confiance », insiste-t-elle.

Dans « 12 jours », cette incompréhension de la procédure, cette peur de se voir reprocher quelque chose, est criante. Lors d’une audience, un des malades s’offusque :

« Pourquoi vous me parlez de procédure ? Procédure, c’est passer au tribunal… »

« Rester à sa place »


Souvent denses émotionnellement, ces face-à-face requièrent « beaucoup d’expérience dans la conduite de l’audience », estime Juge Grise, magistrate depuis quinze ans. Tel un équilibriste, le juge doit naviguer entre distance et empathie :

« Le film retranscrit bien toute cette difficulté », résume Nathalie Leclerc-Garret, même si la magistrate regrette un peu, face à la succession d’audiences, qu’on ait l’impression « que le juge est une simple chambre d’enregistrement, un simple figurant, et que tout est déjà joué. »

Il faut dire que dans le documentaire on ne voit pas le travail du juge en amont, et surtout : aucun des patients n’obtient la levée de son hospitalisation. Pourtant, tous veulent sortir. Un prisme plutôt fidèle à la réalité, puisque seuls 9% des dossiers, en moyenne, font l’objet d’une mainlevée. Et principalement pour des irrégularités de procédure.

Alors, le JLD est-il un simple figurant cantonné à se ranger aux avis des certificats médicaux ? « Il faut rester à sa place de juge : je ne suis ni psychiatre ni soignante », reconnaît Juge Grise. Pas question de porter un diagnostic psychiatrique ou de s’en tenir à la seule impression laissée par le patient lors de l’entretien….

« Contrôler l’hôpital »


Mais, en épluchant le dossier de la personne – « parfois trop succinct », regrette Juge Grise – avant l’audience, le magistrat vérifie les conditions dans lesquelles s’est jouée l’hospitalisation.

En somme, en entrant au cœur de l’institution psychiatrique, le JLD veille à ce que les soins sans consentement portés à la personne soient adaptés, nécessaires et proportionnés. Et que sa privation de liberté ne soit pas arbitraire ou abusive.

« Certains patients m’ont déjà confié qu’ils étaient rassurés qu’un regard extérieur vienne ‘contrôler l’hôpital’. Ça les soulageait de trouver aussi une oreille autre », relate Juge Grise.En une année d’exercice, Laurent Fekkar n’a autorisé qu’une sortie sur des dizaines de cas examinés. Il se souvient de cette femme, prise au piège dans un conflit familial, « particulièrement revendicative parce qu’elle se trouvait là à tort ». Dans son dossier, le certificat médical d’un des psychiatres de l’hôpital était rédigé « avec une grande réserve ». Comme s’il disait, tout en prenant soin de ne pas mettre en porte-à-faux ses confrères, « elle n’a rien à faire ici, remettez-la dehors ».

Alors qu’on lui fait remarquer que le nombre de sorties reste extrêmement faible, comme si l’hospitalisation sans consentement était une fatalité pour des milliers de malades, le magistrat conclut :

« Si nous prononcions beaucoup de mainlevées, est-ce que cela ne voudrait pas dire, au contraire, qu’il y a d’importants dysfonctionnements ? »


Jean-Jacques Urvoas rattrapé par les pratiques brestoises...


… et pas un déconnologue pour le soutenir…

Voyez ce qu’en dit la cypiste Framboise dans ses commentaires sur le site de Marianne :




Eh bien dites donc…. comme elle y va…

Et pour elle-même et tous ses potes violeurs, voire assassins, que prévoit-elle ?


https://www.marianne.net/politique/affaire-urvoas-la-cour-de-justice-de-la-republique-saisie-pour-avis

Jean-Jacques Urvoas était ministre de la Justice dans les gouvernements de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve.
Jean-Jacques Urvoas était ministre de la Justice dans les gouvernements de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve. – GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Politique

Affaire Urvoas : la Cour de justice de la République saisie pour avis


Par Magazine Marianne
Publié le 13/12/2017 à 18:00

Elle est la seule instance habilitée à juger les actes des membres du gouvernement. La Cour de justice de la République (CJR) a été saisie pour avis concernant une possible « violation de secret professionnel » par l’ex-Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, a annoncé ce mercredi 13 décembre un communiqué du procureur général près la Cour de Cassation.

Ministre de la fin l’ère Hollande, Jean-Jacques Urvoas est soupçonné d’avoir transmis au député Thierry Solère (LR à l’époque, aujourd’hui LREM) des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant.

Depuis le 6 septembre 2016, l’actuel questeur de l’Assemblée nationale est en effet visé par une enquête préliminaire pour « fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux ». Selon le Canard enchaîné, Jean-Jacques Urvoas, quand il était encore au gouvernement, avait envoyé à son « ami » une note de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG).

La suppression de la CJR plusieurs fois promise


C’est la commission des requêtes de la CJR qui devra donner son avis sur l’éventualité d’une procédure judiciaire contre l’ancien ministre de la Justice. La CJR, composée de six députés, six sénateurs et trois juges de la Cour de cassation, juge les membres du gouvernement pour les crimes et délits commis « dans l’exercice de leurs fonctions ». Depuis sa création en 1993, la juridiction a jugé sept membres du gouvernement, dont quatre ont été condamnés à des peines légères, voire dispensés de peine. Ainsi en décembre 2016, l’ex-ministre sarkozyste Christine Lagarde a été condamnée pour « négligence » dans l’affaire Tapie mais la CJR l’a dispensée de peine.

L’institution étant très critiquée, François Hollande avait promis de la supprimer avant d’arriver à l’Élysée, mais sans jamais mener à bien la révision constitutionnelle nécessaire. Emmanuel Macron a lui promis en juillet de mener à bien « d’ici un an » sa réforme institutionnelle qui prévoit également la suppression de la CJR.


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mardi 12 décembre 2017

Procès de Georges Tron aux assises : grand déballage en vue...


Il n’est pas impossible que je me mette moi aussi à « balancer » des proches de Marine Le Pen dans pas longtemps… des messieurs dans le genre gros porcs et leurs cochonnes, dont une magistrate qui va bientôt être mutée à Pétaouchnok…

En attendant, il serait souhaitable que les « vraies victimes » de cette affaire, qu’il s’agisse des accusatrices ou des accusés, soient tout à fait reconnues comme telles.

Et vu tout ce que la presse a déjà déballé par le passé, il fallait bien un procès pour pouvoir commencer à faire le tri…


http://www.lepoint.fr/politique/le-proces-aux-assises-de-georges-tron-pour-viols-s-ouvre-mardi-11-12-2017-2178813_20.php

Georges Tron aux assises: le procès de l’ancien secrétaire d’Etat pour viols s’est ouvert


AFP
Modifié le 12/12/2017 à 11:15 – Publié le 11/12/2017 à 14:26 | AFP




Georges Tron aux assises: le procès de l'ancien secrétaire d'Etat pour viols s'est ouvert
Georges Tron aux assises: le procès de l’ancien secrétaire d’Etat pour viols s’est ouvert © AFP / JACQUES DEMARTHON AFP


Il est accusé de viols et agressions sexuelles en réunion par deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne): le procès de l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron s’est ouvert mardi devant les assises de Seine-Saint-Denis .

Avant d’entrer dans la salle où il sera jugé neuf jours durant, l’ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique (2010-2011) a traversé une nuée de caméras sans dire un mot, entouré par ses avocats Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey.

« Je suis sans appréhension et j’espère que (le procès) servira à éclaircir des tas de choses qui auraient dû l’être depuis longtemps », avait-il déclaré à l’AFP à quelques jours du procès.

A Bobigny, l’élu LR comparaît au côté de son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel. Tous deux clament leur innocence.


L'une des deux plaignantes, Eva Loubrieu, arrive au tribunal de Bobigny, le 12 décembre 2017 © JACQUES DEMARTHON AFP
L’une des deux plaignantes, Eva Loubrieu, arrive au tribunal de Bobigny, le 12 décembre 2017 © JACQUES DEMARTHON AFP


Les deux accusés ont décliné leur identité au début de l’audience. « Quelle est votre profession ? » demande le président Régis de Jorna. « Je suis élu local », répond Georges Tron, costume noir et cravate grenat.

La justice a décidé de juger l’homme politique en dehors de l’Essonne où il est élu de longue date : il est maire de Draveil (30.000 habitants) depuis 1995, conseiller départemental et ancien député (1993-2010, 2011-2012).

Jugé dans le sillage de l’affaire Weinstein, le scandale avait éclaté en mai 2011, peu après la retentissante arrestation à New York de l’ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn.

Georges Tron avait démissionné du gouvernement Fillon, affirmant qu’il ferait de la reconnaissance de son innocence une « affaire personnelle ».

Sa passion pour la réflexologie plantaire est soudain devenue connue du grand public, suscitant nombre de détournements et de caricatures.

Les opposants politiques de Georges Tron « se sont servis » de sa pratique de la réflexologie « pour faire croire qu’il était un fétichiste à coloration criminelle », a dit Me Vey avant le procès.

‘Volonté de dissimulation’


Mais ce qui vaut au maire de Draveil d’être renvoyé devant les assises va au-delà de massages de pied impromptus. Virginie Ettel et Eva Loubrieu disent avoir subi des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sans être capables de s’y opposer, tétanisées face à leur employeur.

Des accusations « fallacieuses » pour Antoine Vey, qui pense que leurs « mensonges » vont « nuire aux vraies victimes » en jetant le doute sur l’ensemble des femmes qui dénoncent des violences sexuelles.

L’avocat d’Eva Loubrieu, Alexandre-M. Braun, affirme de son côté que les parties civiles « ont vécu un enfer », sans le « soutien dont peuvent bénéficier les victimes qui parlent aujourd’hui ».

Le procès s’ouvre alors que plusieurs magistrats ont estimé qu’il n’y avait pas matière à juger le maire de Draveil et son adjointe.

En 2013, après deux ans et demi d’enquête, deux juges d’instruction d’Evry avaient prononcé un non-lieu. L’année suivante, saisie par les plaignantes, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait finalement renvoyé le dossier devant les assises.

Soulignant que cinq autres femmes avaient décrit dans les mêmes termes que les plaignantes les pratiques sexuelles de l’édile, seul ou avec son adjointe, la cour d’appel a considéré que les « dénégations absolues » des deux élus « suggèrent une volonté de dissimulation de leurs moeurs qui n’est pas en faveur de leur sincérité ».

Elle a aussi estimé que les critères de « surprise » et de « contrainte » caractérisant un viol pouvaient être établis, notamment au vu de l’ »ascendant » qu’avaient les accusés sur leurs employées.

Le maire de Draveil se dit victime d’un complot de l’extrême droite locale.

En janvier 2017, Georges Tron avait annoncé qu’il ne serait pas candidat aux législatives malgré l’investiture de LR afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats.

Il avait alors assuré que ce renoncement n’avait pas de lien avec l’imminence du procès, qui doit durer jusqu’au 22 décembre.

12/12/2017 11:14:14 -          Bobigny (AFP) -          © 2017 AFP



http://www.lejdd.fr/societe/georges-tron-au-jdd-moi-aussi-je-vais-balancer-lors-du-proces-3515915

Georges Tron au JDD : « Moi aussi, je vais balancer » lors du procès


23h45 , le 9 décembre 2017, modifié à 09h54 , le 12 décembre 2017

INTERVIEW

Accusé le 24 mai 2011 par deux anciennes employées municipales, Georges Tron avait dû démissionner du gouvernement Fillon. Son procès pour viols et agressions sexuelles s’ouvre mardi et jusqu’au 22 décembre.

Georges Tron se montre déterminé avant le début de son procès, mardi. (Bernard Bisson pour le JDD)

Il prépare sa défense. Alors que s’ouvre mardi son procès pour « viols et agressions sexuelles », Georges Tron récuse ces accusations dans les colonnes du JDD. « Non », dit-il, il n’est pas fétichiste des pieds, malgré les témoignages de 40 femmes qui affirment avoir reçu des « massages » sans toujours en avoir été demandeuses. Et le maire de Draveil compte se montrer offensif lors de l’audience, après six ans de procédures : « Je vais me battre. C’est dans mon caractère. Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi. »

Redoutez-vous d’être emporté par la vague soulevée par le hashtag « balance ton porc »?

Le contexte ne justifie pas le n’importe quoi. Il ne suffit pas que quelqu’un se déclare victime pour que cette expression devienne parole d’évangile. Nous sommes dans un Etat de droit et le principe de présomption d’innocence n’est pas remis en cause… La parole des femmes s’est libérée et je m’en félicite. Mais je n’ai jamais agressé et encore moins violé qui que ce soit.

Pourtant, vous êtes renvoyé devant un tribunal après six ans de procédures…

J’ai été entendu en garde à vue, par les juges, et confronté aux plaignantes. Au terme de l’enquête, le parquet, les juges et le parquet général ont demandé le non-lieu. Lorsque le 15 décembre 2014 la chambre de l’instruction a infirmé ces décisions, j’étais abasourdi. C’est comme si la justice s’était mise dans la roue des médias et de ceux qui les manipulent.
En réalité, huit ou neuf personnes dont mes deux accusatrices déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie

Près de 40 femmes ont déclaré avoir eu droit à un « massage des pieds » sans toujours en avoir été demandeuses, certaines y ont même décelé une connotation sexuelle…

Tout d’abord, je veux rectifier ce chiffre de 40 qui ferait de moi un serial agresseur. En réalité, huit ou neuf personnes dont mes deux accusatrices déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie. Toutes appartiennent à un cercle qui gravite autour de la mairie. Cela fait trente ans que je pratique la réflexologie sans me cacher, alors je vais vous livrer un scoop : le chiffre de 4.000 n’aurait pas été plus faux. Je précise que cela n’a rien à voir avec le « massage », il s’agit de points de pression sur le pied qui rassemble 7.200 terminaisons nerveuses. En 1993, j’étais l’auteur d’un rapport parlementaire sur le sujet, puis je créais une association à Draveil.

Deux journalistes, d’anciennes secrétaires, des femmes extérieures à Draveil ont aussi évoqué leur gêne…

J’attends leurs explications.

Dans cette affaire, la réflexologie n’est pas en cause. Vous êtes accusé en tant qu’élu et employeur…

On dit que je ne pratiquais que sur des femmes. C’est faux, mais elles sont les principales adeptes des médecines alternatives. On me soupçonne de m’entourer volontairement de femmes à Draveil. Sur les 700 agents, 500 sont effectivement de sexe féminin. Elles sont majoritaires dans la fonction publique territoriale.

Etes-vous fétichiste des pieds?

Non!
Mes « patientes » – le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète – ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents

Ce ne serait pas un crime…

Lorsque je pratique la réflexologie, le pied devient un objet. Mes « patientes » – le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète – ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents.

Comprenez-vous que votre intérêt pour les pieds de collaboratrices choisies, selon votre DRH, pour leur « plastique », puisse intriguer?

Elles sont venues me voir pour me demander du travail et je les ai orientées vers mon DRH. C’est lui qui les a embauchées. L’une, Eva Loubrieu, avait une compétence dans le secteur du livre dont nous avions besoin. L’autre, Virginie Faux, s’est présentée à ma permanence après les municipales de 2008. Elle a dû attendre qu’un poste se libère. C’est elle qui a engagé la conversation sur la réflexologie, qu’elle disait pratiquer. Il est vrai que je les ai licenciées. J’ai viré Mme Loubrieu pour détournement de fonds publics, plus de 5.000 euros, en vin notamment. Je n’ai pas renouvelé le contrat de Mme Faux en raison de son comportement. Quelques jours après le ­deuxième viol allégué, elle a participé à une soirée en mairie, au cours de laquelle elle a saisi les parties génitales d’un de mes adjoints, s’est fortement alcoolisée puis a fini pieds nus dans la neige. Et je n’étais pas là! Cette soirée faisait suite à d’innombrables absences justifiées par un cancer qu’elle n’a jamais eu.

Leur avez-vous touché les pieds?

Oui sans doute.

Vous espérez une réhabilitation comme Dominique Baudis, l’ancien maire de Toulouse victime de la rumeur municipale?

Je vais me battre. C’est dans mon caractère. Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi.
Les plaintes de mes deux accusatrices étaient sur les réseaux sociaux quelques jours seulement après leur révélation. Tout le monde pouvait s’en inspirer…

Est-ce une menace?

Non, mais cette affaire a été traumatisante pour mes proches, ma famille, mes collaborateurs. Tout le monde parle du procès Tron. On oublie qu’il y a une coaccusée, Brigitte Gruel, qui était ma première adjointe. En six ans d’enquête, on ne lui a pas trouvé le moindre écart de conduite – ce qui n’est pas le cas de ses accusatrices. Elle aurait été la rabatteuse, la « Pompadour », ma maîtresse. C’est faux. J’ai dû avouer dans ce dossier une liaison extraconjugale. Pourquoi aurais-je caché celle-ci? Je me suis découvert des « amantes » que je ne soupçonnais pas. Pourtant, ces dernières n’ont jamais fourni le moindre sms, mail, date et lieu de dîners, cadeaux…

Le dossier montre que ces femmes, sans toujours se connaître, décrivent un mode opératoire similaire. N’est-ce pas troublant?

Troublant? Les plaintes de mes deux accusatrices étaient sur les réseaux sociaux quelques jours seulement après leur révélation. Tout le monde pouvait s’en inspirer…

Vous agitez la thèse d’un complot du Front national. L’instruction n’a rien démontré.

Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen, a joué un rôle central. Avec son frère Jacques, ils possèdent près de 50.000 m² allotis à Draveil. Cela leur procure des revenus conséquents. En 2008, je ne les connais pas. Je loue même sans le savoir un de leurs biens. Ils se manifestent comme riverains au moment où se profile une opération immobilière dans leur quartier. Le 7 décembre 2009, j’organise une réunion publique dans une salle de 500 personnes avec les différents acteurs et le préfet. Très vite, nous nous apercevons qu’il y a 300 agitateurs dans la salle.

Philippe Olivier n’était-il pas alors en rupture de ban avec les Le Pen?

En fait, il n’avait jamais rompu les liens avec Marine Le Pen. Philippe Olivier était un de ses principaux conseillers pour la dernière campagne. En 2008, son frère avait domicilié une de ses associations de soutien chez lui à Draveil. De plus, son ordinateur a servi à envoyer au moins un mail d’une plaignante. Mon ancien directeur de cabinet, dont j’ai découvert qu’il avait été sur la liste du FN pour les élections municipales de 1995, a payé les billets de train de mes accusatrices pour aller voir leur avocat à Marseille. Il s’agissait de Gilbert Collard, actuel député proche Marine Le Pen.